1er juillet
Addendum pour le 29 juin
Infos offertes par notre précieuse amie Brodev.
Saints Pierre et Paul sont les patrons des bouteillers...grands officiers de la couronne, chargés de la cave du vin...!!
"Saint-Pierre et Saint-Paul pluvieux, est pour trente jours dangereux" ça promet!!!
1905
La loi du 29 juin en réglementant la durée du travail dans les mines, institua pour la première fois en France la journée de huit heures pour les hommes.
Saint Thierry (6ème siècle)
Thierry (ou Théodoric) est le fils d'un brigand de l'époque de Clovis. Il est converti par l'évêque de Reims, Rémi, celui-là même qui baptisa le roi des Francs. Son père l'ayant poussé au mariage, il persuade son épouse, le soir même des noces, de consacrer chacun leur vie à Dieu dans un monastère ! Thierry fonde plus tard l'abbaye du Mont d'Or, près de Reims, et à la joie d'y accueillir son père repenti.
C’est aussi le prénom de mon petit frère.
776 avant JC
Ce 1er juillet débutent les premiers Jeux Olympiques de l'Histoire.
Des jeux à caractère sacré
On peut encore voir l'emplacement où se tenaient les compétitions, dans une région de collines verdoyantes et boisées à l'ouest du Péloponnèse. Il était entouré de divers temples dont le plus renommé était évidemment le temple consacré Zeus, avec une statue monumentale du dieu par le sculpteur Phidias.
Les jeux qui se déroulaient à Olympie comme dans de nombreux autres sanctuaires, tel celui d'Apollon à Delphes, avaient pour principale vertu de rapprocher les Grecs et de suspendre les guerres entre les cités.
Dans les sanctuaires mineurs, les vainqueurs des compétitions étaient récompensés par des cadeaux de grande valeur. Aussi les jeux attiraient-ils de véritables professionnels, analogues à nos sportifs de haut niveau qui n'ont souvent d'«amateurs» que le nom.
Quatre sanctuaires se distinguaient en ne distribuant que des récompenses symboliques. Parmi eux Olympie, où les vainqueurs recevaient une couronne en rameau d'olivier tressé, Delphes avec une couronne de laurier, Némée avec une couronne de... céleri et Corinthe avec une couronne de pin...
Mais ces sanctuaires étaient si réputés que les sportifs avaient à coeur de s'y montrer pour soigner leur réputation.
Les Jeux Olympiques et les autres ont été abolis par l'empereur romain Théodose 1er en 393 après Jésus-Christ, après plus de mille ans d'existence.
23 avant JC
Le 1er juillet de l'an 23 avant JC, Auguste reçoit la puissance tribunicienne à vie. Aucun tribun ne peut désormais s'opposer à une loi édictée par Auguste. En cumulant les magistratures, et sans renier officiellement les institutions républicaines, le neveu et successeur de Jules César établit le Principat ; il se présente comme le Premier parmi ses pairs (Primus inter pares en latin). C'est un empereur de fait.
987
A Noyon, les grands seigneurs de Francie occidentale offrent la couronne royale au comte de Paris Hugues Capet.
Celui-ci devient roi des Francs sous le nom d'Hugues 1er.
Il est sacré (*) deux jours plus tard dans la cathédrale de Noyon par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin le Bref en 751.
Hugues 1er est déjà au moment de son élection un homme mûr de 47 ans.
C'est un seigneur puissant et respecté. Son surnom lui vient de ses nombreuses chapes d'abbé, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.
Sa dynastie va finir par se confondre avec le royaume jusqu'en 1792, aussi peut-on dire que son élection marque la vraie naissance de la France.
Une légitimité fragile
Malgré le sacre de Reims, Hugues doit défendre sa légitimité les armes à la main. Comme l'un de ses vassaux refuse de lui obéir, Hugues lui demande :
– Qui t'a fait comte ?
Et l'autre de répliquer :
– Qui t'a fait roi ?
De l'élection à l'hérédité
Hugues 1er et ses descendants arrondissent le domaine royal ou «pré carré» à la manière modeste et tenace des paysans. Ils consolident leur autorité et font émerger une nation nouvelle du désordre carolingien.
Les premières générations de Capétiens se soumettent à la règle féodale de l'élection mais ont soin de faire élire de leur vivant leur fils aîné ! Les Grands du royaume se prêtent de bon gré à la manoeuvre, l'élection coupant court à toute querelle entre d'éventuels prétendants.
Ils s'habituent peu à peu à une succession héréditaire et l'acceptent d'autant mieux qu'Hugues Capet et ses premiers descendants font preuve d'une sage réserve face à des seigneurs parfois plus puissants et plus riches qu'eux-mêmes.
Avec Philippe II Auguste, deux siècles plus tard, la royauté sera devenue assez forte pour ignorer le rite de l'élection. Le roi dédaignera de faire désigner son fils de son vivant. Son fils Louis VIII dit Le Lion lui succèdera automatiquement et sans difficulté le 14 juillet 1223.
1645
Naissance de Gottfried Leibniz, philosophe allemand.
1690
Guillaume III anéantit les troupes irlandaises de Jacques II près du fleuve de la Boyne. Ce dernier avait restitué leurs terres aux Catholiques irlandais et s’étaient entouré d’une armée de Jacobites. Cette victoire entraînera la chute des partisans des Stuarts. Finalement, le traité de Limerick protègera provisoirement les Catholiques de l’oppression protestante.
1751
Parution du premier volume de l'Encyclopédie, précédée du Discours préliminaire de d'Alembert.
Un projet révolutionnaire
Le projet est né six ans plus tôt du désir par le libraire Le Breton de traduire la Cyclopaedia de l'Anglais Ephraïm Chambers, un dictionnaire illustré des sciences et des arts publié en 1728.
Le libraire soumet son idée à Denis Diderot (32 ans) qui envisage non plus une simple traduction mais un «tableau général des efforts de l'esprit humain dans tous les genres et dans tous les siècles» !... D'où son titre, Encyclopédie, néologisme forgé d'après une expression grecque qui désigne les sciences destinées à être enseignées.
Diderot s'associe les services de son ami, le mathématicien et philosophe Jean Le Rond d'Alembert. En octobre 1750, il expose son projet dans un Prospectus en vue d'attirer des souscripteurs. Pas moins de 2.000 répondent à l'appel. Les plus grands esprits du temps acceptent aussi de contribuer à l'oeuvre éditoriale.
Diderot obtient la protection de l'influente marquise de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV.
Premières attaques contre l'Encyclopédie
Le succès de l'Encyclopédie est immédiat en France mais aussi dans toute l'Europe des Lumières. Son tirage s'élève rapidement à 4200 exemplaires, ce qui est beaucoup compte tenu du coût et de l'ampleur de l'oeuvre.
Les premiers ennuis débutent avec un article sur la Genèse et la création du monde rédigé par un ecclésiastique quelque peu libre penseur.
Un évêque condamne au feu les deux tomes l'Encyclopédie déjà parus.
Mais Mme de Pompadour et le directeur de la Librairie, Malesherbes font lever l'interdiction et autorisent la parution des cinq tomes suivants.
Les aléas de la censure
Le temps se couvre à nouveau à partir de 1757.
Les dévots montent à l'assaut des Encyclopédistes, coupables de critiquer la religion catholique...
De façon plus inattendue, Jean-Jacques Rousseau s'en prend à l'Encyclopédie en raison de l'article Genève dans lequel d'Alembert critique les moeurs austères de la cité calviniste. Il publie sa Lettre à d'Alembert sur les spectacles.
Le 8 mars 1759, sur un fallacieux prétexte, le Conseil d'État interdit la vente de l'Encyclopédie et exige le remboursement des 4.000 souscripteurs ! Malesherbes intervient à nouveau pour éviter la ruine à Diderot mais il ne peut autoriser la poursuite des publications.
D'Alembert, découragé, renonce à poursuivre l'entreprise. Les dix derniers tomes sont publiés clandestinement par Diderot en 1765 et les derniers volumes de planches illustrées sont enfin publiées sans la participation de Diderot en 1772. Au total, en trente ans, auront été publiés 28 volumes auxquels ont participé environ 200 auteurs, y compris les plus réputés de leur temps: Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Condorcet, Quesnay, Turgot, Marmontel, Helvétius, le baron d'Holbach...
1766
Le chevalier de la Barre est exécuté.
Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du 18ème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
1789
Début de la « Grande Peur » - juillet-août 1789 - nom donné à des émeutes paysannes dans les campagnes françaises.
1798
Le général Bonaparte s’empare d’Alexandrie.
1804
Jean Jacques Dessaline expulse les français d’Haïti, proclame l’indépendance et s’autoproclame empereur.
Le même jour
1804
Naissance à Paris une petite Amantine Aurore Lucile Dupin, plus tard célèbre sous le pseudonyme de George Sand.
1822
Inauguration à Paris de Diorama de Daguerre qui suscite le plus vif enthousiasme.
1833
La loi Guizot impose à toutes les communes d’avoir une école qu’elle soit laïque ou ecclésiastique.
1836
Premier numéro de la « Presse » quotidien qui révolutionne les conceptions des journaux de l’époque : grand tirage, prix modique, publicité et feuilletons.
1863
La bataille de Gettysburg éclate.
Après les deux offensives nordistes lancées en Virginie, le général sudiste Robert Lee décide d’envahir la Pennsylvanie. Arrivée non loin de Gettysburg, il aperçoit une division de l’armée du Potomac, alors commandée par le général Meade. L’affrontement est inévitable. Durant les deux premiers jours de la bataille, les troupes de Lee et de ses généraux Longstreet, Ewell et Hill ont l’avantage. Au bout du troisième jour, les troupes nordistes parviennent à casser l’offensive des confédérés. La situation s’inverse et oblige les sudistes à se retirer en Virginie. Dès lors, toute nouvelle offensive s’avèrera impossible. Les défenses des confédérés s’affaibliront de plus en plus. La bataille de Gettysburg est considérée comme la plus meurtrière de la guerre de Sécession.
1867
La reine Victoria promulgue l'Acte de l'Amérique du Nord britannique. Ce texte issu des conférences de Charlottetown et de Québec jette les bases d'une confédération canadienne avec un Parlement fédéral et un gouvernement central à Ottawa. En souvenir de cet événement, le 1er juillet est devenu la fête de la Fédération canadienne.
1901
Vote de la loi sur les associations.
La loi sur les associations à but non lucratif est adoptée. Désormais toute association doit être déclarée si elle veut jouir de ses droits juridiques. L'article 13 de la loi dite de "1901" n'autorise pas les congrégations religieuses à se former en associations. Elles doivent adresser leur demande au ministre de l'Intérieur qui la transmet après instruction au Conseil d'Etat.
1903
Départ du 1er tour de France.
60 coureurs prennent le départ du Tour de France à Paris. Organisé par le journal sportif "l'Auto", que dirige Henri Desgrange, le tour se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L'arrivée le 18, consacrera le cycliste Maurice Garin qui remportera l'étape, et le tour, avec trois heures d'avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchiront la ligne d'arrivée.
1905
Einstein publie sa théorie sur la relativité restreinte.
Installé à Zurich depuis 1896, le physicien d'origine allemande Albert Einstein publie dans la revue scientifique "Les Annales de physique" (Annalen der Physik) un article qui va révolutionner la physique moderne : "Électrodynamique des corps en mouvement". À 26 ans, Einstein sort la physique de l’impasse en conciliant les théories électromagnétiques de Maxwell et les théories mécaniques de Newton. Il pose deux conditions précises : la vitesse de la lumière est constante dans le vide et les lois de la physique sont valables dans un milieu inertiel (sans accélération ni changement de direction). Il démontre alors que l’espace et le temps dépendent de chaque milieu inertiel. Autrement dit, deux individus placés dans des milieux inertiels différents n’auront pas la même conception du temps et de l’espace. Il montrera un peu plus tard que la relativité restreinte a pour principe fondamental la relation entre la masse et l'énergie (E=mc²).
1911
Episode de la canonnière « Panther ».
Point crucial dans les tensions qui mèneront à la Première Guerre mondiale, les rivalités coloniales provoquent une crise aiguë. L’Allemagne envoie la canonnière "Panther" dans le port d’Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants. L’envoi de ce bateau armé est un signe vers la France qui soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l’Allemagne voit d’un mauvais œil une présence militaire renforcée, et donc une influence accrue, de la France. L’intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la puissance de l’Entente cordiale et chacun se prépare alors à la guerre. Finalement, en prise avec des difficultés économiques, l’Allemagne fait machine arrière à l’automne.
1916
Début d’une gigantesque offensive anglo-française sur la Somme.
Un projet ancien
Les alliés français et anglais ont décidé de lancer une offensive conjointe sur la Somme dès décembre 1915 à Chantilly en vue d'en finir avec l'enlisement dans les tranchées.
Mais trois mois plus tard, les Allemands les prenaient de vitesse en lançant une attaque massive sur le saillant français de Verdun. L'état-major français espère que l'offensive sur la Somme soulagera le front de l'Est. Des forces considérables sont donc massées entre Albert et Chaulnes.
Les armées françaises des généraux Fayolle et Michelet au sud ainsi que les armées anglaises des généraux Rawlinson, Gough et Allenby au nord font face à la IIe Armée allemande du général von Below.
L'offensive est précédée par une intense préparation d'artillerie. Pendant une semaine, 1,6 millions d'obus tombent sur les lignes allemandes. Quelques minutes avant l'assaut, les sapeurs britanniques font sauter deux mines énormes sous les lignes allemandes.
Les alliés sont persuadés d'avoir liquidé toute résistance du côté ennemi. C'est au point que le général en chef britannique Sir Henry Rawlinson, soucieux d'épargner à ses hommes une fatigue inutile, leur recommande de monter à l'attaque en ordre de parade et non pas en courant !
Dans les faits, les Allemands, endurcis par deux années éprouvantes, ont résisté aux bombardements et attendent l'assaut de pied ferme.
La plupart des soldats anglais sont quant à eux des engagés volontaires qui n'ont aucune expérience du feu. Dès les premières minutes, ils succombent en grand nombre dans les barbelés qui séparent les ennemis. Effrayé par l'ampleur des pertes, le général Rawlinson songe à un repli mais il en est empêché par son supérieur, le général Sir Douglas Haig.
Le 1er jour de l'offensive, on compte pas moins de 60.000 pertes du côté britannique, dont 20.000 tués. Les Allemands essuient de leur côté quelque 20.000 pertes.
En ce jour le plus meurtrier de toute la Grande Guerre, la fine fleur de la jeunesse britannique, issue des milieux aristocratiques autant que populaires, a perdu la vie.
L'offensive va se poursuivre envers et contre tout jusqu'en novembre 1916. Les alliés en obtiendront un gain dérisoire de 10 km. Le prix en est exorbitant: 400.000 Britanniques tués et blessés ainsi que 200.000 Français et 450.000 Allemands... À comparer aux 750.000 victimes de Verdun.
Notons qu'au cours de la bataille, le 15 septembre 1916, à Flers, les Britanniques alignent pour la première fois des chars d'assaut, une innovation militaire promise à un grand succès dont l'idée revient à... Winston Churchill.
Filmographie
La tranchée, un film de William Boyd, produit par Jacques Perrin (Microcosmos, Himalaya, Le peuple migrateur,...), montre avec une rare justesse de ton les préparatifs de cette folle offensive. Un film méconnu, l'un des plus émouvants et des plus beaux qui soient sur la Grande Guerre. Pour tous publics.
Le même jour
1916
Naissance de Jean Giraudeau à Toulon, directeur du théâtre lyrique.
1921
Création du parti communiste chinois.
1925
Mort d’Erik Satie.
L’œuvre avant-gardiste d’Erik Satie est orpheline. Compositeur connu autant pour son humour que pour des œuvres plus sérieuses telles que les "Gymnopédies" et "La mort de Socrate", il fut aussi décrié qu’influent pour la musique moderne. Renvoyé du Conservatoire pour absentéisme et une supposée incompétence, il a souvent joué dans des cabarets comme Le Chat noir, mais a également été interprété par de grands pianistes.
1926
Naissance de François Régis Bastide à Biarritz, homme de lettre.
1934
Naissance de Claude Berri (Claude Langmann) à Paris, auteur et réalisateur de films.
Le même jour
1934
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