C'est arrivé certains 22 juin...
22 juin
Saint Alban (4ème siècle)
Alban était un païen qui vivait en Angleterre au temps de l'empereur Dioclétien. Il hébergea par charité un prêtre chrétien pourchassé par la police. Lorsque celle-ci frappa à sa porte, elle s'empara d'un homme vêtu d'un habit ecclésiastique. C'était Alban qui, pour sauver son hôte, avait emprunté son manteau. Le malheureux fut flagellé et décapité en 287. C'est le premier martyr dont s'honorent les Anglais. Sa ville natale porte le nom de Saint-Alban in Hertfordshire.
431 avant JC
Réunion du 3ème Concile œcuménique à Ephèse.
168 avant JC
Le 22 juin 168 avant JC, les Romains écrasent le roi de Macédoine à Pydna. Rome établit en Macédoine des États à sa dévotion. La Grèce courbe l'échine devant son nouveau maître.
841
L’empire de Charlemagne morcelé.
A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l'Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il devra accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les nations qui ressortiront de ce conflit seront les embryons de l’Allemagne, de la France et de l’Italie.
1633
Et pourtant !... elle tourne… Procès de Galilée.
Le savant italien Galilei, alors âgé de 70 ans, est condamné à la prison à vie par la congrégation du Saint-Office, le bras judiciaire de l'Inquisition. Il a été obligé d’abjurer le système héliocentrique de Copernic, dont l'oeuvre a été mise à l'Index 15 ans plus tôt. Mais Urbain VII, qui avait au départ soutenu Galilée, transmue cette peine en assignation à résidence. Après avoir renié ses convictions scientifiques et en particulier le fait que la terre tourne sur elle-même, Galilée aurait murmuré "Et pourtant elle tourne". Cependant il est fort probable que cette phrase ne soit qu’un mythe. L'Eglise le réhabilitera en… 1992 !!!... ils y pris le temps de réparer leur crétinerie verticale.
1636
Interdiction est faite aux Japonais de quitter leurs îles. Avec cette décision du shogun Tokugawa, le Japon se replie totalement sur lui-même pour plus de deux cents ans.
1774
L'Acte de Québec remet en vigueur les lois françaises dans la«Belle Province».
Voté par le Parlement anglais sous le pouvoir de Georges III, l’Acte de Québec rétablit les lois civiles françaises et permet aux habitants d’exercer leur foi catholique. Ils ont également la possibilité d’acquérir des terres et la langue française est conservée. Les frontières du Québec sont même repoussées. Toutefois, le système pénal britannique reste en vigueur. Cet acte subira des modifications lors de la mise en place de l’Acte constitutionnel de 1791.
1793
François René de Chateaubriand se réfugie en Angleterre. Il y écrira son premier ouvrage « Essai sur les Révolutions ».
1799
Les prototypes du mètre et du kilogramme définitifs sont déposés aux archives nationales.
1815
Après la débâcle de Waterloo, nouvelle abdication de Napoléon avant d’être exilé à l’île de Sainte Hélène où il mourra 6 ans plus tard.
1853
Le baron Haussmann est nommé préfet de la Seine.
1854
Généralisation du livret ouvrier.
Craignant encore les agitations ouvrières, Napoléon III et l’Assemblée décident de renforcer les mesures de restrictions. Une loi est ainsi votée pour généraliser le livret ouvrier. Ce dernier a pour objectif de contrôler le travail et le déplacement des travailleurs, le maire ou le préfet étant maîtres de sa régularisation.
1899
Commencé ce jour, le ministère de Waldeck Rousseau sera le plus long de la 3ème République avec 2 ans, 1 mois et 17 jours… (NDLR : la jolie rousse malouine « Yolande » habitait rue Waldeck Rousseau).
1923
Naissance de Philippe Friedel à Nancy (Meurthe et Moselle), imprimeur puis éditeur.
1930
Naissance de Walter Bonatti, alpiniste italien.
1933
Naissance à Lyon de Jacques Martin, acteur et animateur TV.
1929
Le Vatican signe avec le gouvernement mexicain du président Portes Gil les arrangements («los Arreglos»).
Beaucoup de catholiques voient dans ces accords une capitulation face au gouvernement socialisant et franc-maçon du Mexique qui a poussé les Indiens à la révolte.
La Vendée mexicaine
Président de la République de 1924 à 1928, le général Plutarco Calles entreprend de consolider les acquis de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. C'est ainsi qu'il réorganise l'instruction publique et étend la réforme agraire, distribuant plus de trois millions d'hectares aux petits paysans des coopératives (les ejidatarios). Il confirme aussi la nationalisation de l'industrie du pétrole au grand dam des États-Unis,... Il a enfin la mauvaise idée de s'en prendre à l'Église catholique.
Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu'ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse le nonce ou ambassadeur du Vatican ainsi que tous les ecclésiastiques étrangers. Il interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l'article 130 de la Constitution de 1917. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !
Le clergé se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l'administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans.
Les paysans indiens du Jalisco se soulèvent contre les autorités de la capitale au cri de «¡ Viva Cristo Rey !» (Vive le Christ-Roi !), dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, en lutte contre les révolutionnaires parisiens. Avec 50.000 combattants, ils constituent la plus importante rébellion qu'ait jamais connue le pays et arrivent à conquérir la moitié des 30 États de la Fédération.
Ce soulèvement des Cristeros ou soldats du Christ-Roi est réprimé de la manière la plus brutale qui soit. Pour l'occasion, Calles accepte même de se réconcilier avec les États-Unis. Il accepte des concessions sur le pétrole en échange de l'aide de l'US Air Force dans son combat contre les Cristeros.
En 1928, le général Calles cède la présidence à Emilio Portes Gil mais continue de diriger en sous-main les affaires du pays avec le titre de «jefe maximo» (ou chef suprême). C'est au président Portes Gil qu'il revient de mettre un terme à la guerre religieuse (plusieurs centaines de milliers de victimes). Il fait appel pour cela à la médiation du haut clergé catholique des États-Unis. Il s'agit d'Irlandais qui n'ont guère de sympathie pour les va-nu-pieds mexicains. Ils pressent le Vatican de conclure un compromis.
Après que le président Portes Gil eût autorisé à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico, il revient au cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini, de signer «los Arreglos».
Arrangements bafoués
Le gouvernement promet une amnistie pour les rebelles et s'engage à ne plus tenter d'appliquer les articles antireligieux de la Constitution! Dans les faits, l'amnistie n'est pas respectée et des centaines d'insurgés sont assassinés dans d'atroces conditions après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque. Le général Luis Garfias reconnaîtra dans Epoca le 4 janvier 1993 : «L'armée fédérale a mené une guerre sans pitié. Elle ne faisait pas de prisonniers, les civils étaient pris comme otages et beaucoup d'entre eux fusillés. La torture fut systématique, on détruisit d'innombrables villages et hameaux ».
L'élection du président Lázaro Cárdenasen 1934 met fin à la période dite du Maximato, autrement dit au règne du général Plutarco Elías Calles. Mais il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.
L'émotion suscitée par «los Arreglos» va entraîner la disgrâce du cardinal Gasparri qui sera aussitôt remplacé à la Secrétairerie d'État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).
De cette illustration dramatique des excès auxquels a pu conduire au XXe siècle la haine antireligieuse, le romancier américain Graham Greene a tiré son chef-d'oeuvre, La Puissance et la Gloire.
1940
La France du maréchal Pétain signe à Rethondes un armistice avec l'Allemagne d'Adolf Hitler. Entre cette date et l'invasion de l'URSS, l'Angleterre de Churchill sera seule au monde à combattre le nazisme (ne l'oublions jamais).
Se méprenant sur Hitler, le maréchal Pétain croit pouvoir traiter avec celui-ci comme, soixante-dix ans plus tôt, Adolphe Thiers négocia avec Bismarck. Dans l'honneur et le respect mutuel. La réalité sera on ne peut plus différente.
Désireux de laver l'humiliation de 1918, Hitler exige de signer l'armistice à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le wagon historique où le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands se retrouvèrent pour l'Armistice du 11 novembre 1918. L'idée lui en est venue un mois plus tôt, lors de l'offensive victorieuse de ses chars sur Abbeville.
Selon le récit du journaliste américain William Shirer présent sur place), le Führer arrive en Mercedes dans la fameuse clairière le 21 juin à 15h15. Il prend le temps de décrypter l'inscription en gros caractères : «Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l'Empire allemand, vaincu par les peuples libres qu'il avait essayé d'asservir». Puis il entre dans le wagon historique et s'assoit à la place où s'était tenu le maréchal Foch.
Il est entouré du maréchal Hermann Goering, du ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, du maréchal Wilhelm Keitel et du général Alfred Jodl (ce dernier signera à Reims, cinq ans plus tard, la capitulation de l'Allemagne). Quelques minutes plus tard arrive la délégation française, conduite par le général Charles Huntziger, commandant la IIe Armée de Sedan, et composée d'un amiral, d'un général d'aviation et d'un civil, LéonNoël, ancienambassadeur en Pologne.
Le maréchal Keitel présente un texte en 24 articles qui exclut toute revendication sur les colonies et sur la flotte de guerre, pour éviter que colons et marins français n'y trouvent motif de se rallier aux Britanniques, encore invaincus. Hitler et sa suite quittent le wagon après la lecture de ce préambule, laissant les négociateurs entre eux.
Huntziger dénonce alors des conditions autrement plus dures que celles imposées à l'Allemagneen 1918. Comme une lignetéléphonique fonctionne encore à travers le front, le plénipotentiaire français obtient de s'entretenir du texte avec le général Weygand, replié à Bordeaux avec le gouvernement.
Déshonneur
Le général Huntziger ne voit dans les conditions d'armistice «rien qui soit, directement contraire à l'honneur en particulier pour le point envisagé ».
Weygand s'indigne cependant de l'article 19 qui exige que la France remette à l'Allemagne «sur sa demande tous les ressortissants allemands désignés par le gouvernement du Reich». Il s'agit rien moins que de trahir la parole donnée aux réfugiés politiques et aux juifs allemands. Mais Keitel ne veut pas entendre parler de sa suppression et les Français s'inclinent.
Les Français acceptent également une clause stipulant que leurs nationaux quicombattraient avec un autre pays contre l'Allemagne seraient traités en «francs-tireurs», autrement dit fusillés sur le champ. Croyant en une conclusion rapide de la guerre, ils acceptent que les prisonniers ne soient pas rendus à la liberté avant la signature d'un traité de paix en bonne et due forme. Résultat : un million et demi de soldats croupiront pendant quatre ans en Allemagne.
La convention d'armistice prévoit l'instauration d'une «zone libre» au sud du pays. C'est une astuce des Allemands pour dissuader les dirigeants français d'instaurer un gouvernement en exil et les garder à sa portée.
Après bien des atermoiements, Keitel impose à la délégation française de conclure. L'armistice est signé le 22 juin à 18h50.
Deux jours plus tard, à 19h35, est signé à Rome l'armistice franco-italien. Au vu des médiocres performances de ses troupes, Mussolini ne peut obtenir que l'annexion d'une bande de quelques centaines de mètres à la frontière et la démilitarisation d'une bande de 80 kilomètres en France et en Tunisie.
Cessez-le-feu
La sonnerie du cessez-le-feu résonne le 25 juin à 0h35, soit six semaines après le début de l'invasion. Dans l'esprit de beaucoup, l'armistice (*) doit être suivi d'un traité de paix en bonne et due forme. Celui-ci ne se concrétisera jamais, laissant la France dans un état de sujétion jusqu'à la fin de la guerre mondiale.
Sans attendre la fin des combats sur le sol français, les 8.000 appareils de l'aviation allemande ont engagé la bataille d'Angleterre. Mais malgré des bombardements et des raids qui dureront jusqu'en mars 1941, ils se montrent incapables de faire plier le pays que dirige d'une poigne de maître Winston Churchill depuis le 10 mai 1940.
«The lonely year»
La défection de la France (ainsi que de la Belgique et de la Pologne) laisse le Royaume-Uni seul face à Hitler. Pendant un an jour pour jour, du 22 juin 1940 (armistice franco-allemand) au 22 juin 1941 (invasion de l'URSS par la Wehrmacht), les Britanniques vont devoir résister seuls aux attaques allemandes, en ne bénéficiant que de l'aide matérielle des États-Unis et du soutien en hommes de ses dominions, tels le Canada. Cette période héroïque est connue comme «the lonely year» («l'année solitaire»).
Soulagement.
Les Français, soulagés, pensent qu'avec l'armistice, la guerre est terminée. Ils aspirent au retour à la normale et à la libération des prisonniers, dont le sort va déterminer pour une bonne partie l'attitude des gouvernants français. Ils font confiance au prestigieux Maréchal, l'un des hommes les plus estimés de l'entre-deux-guerres, qui avait brillamment résisté à l'offensive allemande de Verdun en 1916. «Le feu tue!», disait-il volontiers pour signifier son souci d'épargner le sang de ses hommes.
La majorité ne mesurera que sur le tard toute l'abjection du nazisme, avec notamment le massacre d'Oradour-sur-Glane.
Sitôt l'armistice signé, le gouvernement est remanié. L'ancien leader socialiste Pierre Laval devient vice-président du Conseil. Trompé par un vieux sentiment pacifiste, cet ancien leader de l'extrême-gauche socialiste se montre partisan de la collaboration avec le vainqueur.
1.850.000 prisonniers
Entre l'invasion allemande du 10 mai 1940 et l'armistice du 22 juin, la guerre éclair a fait 100.000 morts parmi les troupes françaises, ce qui témoigne d'une très forte volonté de résistance de la part de celles-ci.
Mais la défaite venue, les Allemands ont capturé uin total de 1.850.000 combattants, parmi lesquels 36.000 officiers et 176 généraux. Les hommes de troupe et les sous-officiers seront transférés dès septembre 1940 en Allemagne, dans des camps appelés stalags. Les officiers auront droit à des camps moins inconfortables appelés oflags.
Les uns et les autres seront placés sous la protection de la convention de Genève relative aux prisonniers de guerre. La moitié ne retrouveront pas la France avant avril 1945.
Résistance et collaboration.
Dans les mois qui suivent l'invasion de la France, dans le pays et à Londres, une poignée seulement de Français songent à préparer la revanche... Parmi eux aucun pacifiste ni aucun communiste mais surtout des militants chrétiens et des royalistes !
«Faut-il rappeler que, sans parler de de Gaulle, réputé avoir eu, à certains moments de sa vie, une sympathie pour la monarchie, bon nombre de combattants de la France libre en ont eu aussi : de Lattre de Tassigny, Leclerc, Montsabert, Edmond Michelet étaient royalistes ainsi que l'homme qui a tiré sur Pierre Laval, Colette ; et celui qui, à Alger, a tué Darlan, Bonnier de la Chapelle; bien des écrivains qui ont gagné la Résistance étaient également royalistes : Claude Roy, Debu-Bridel, D. Cordier, Claude Morgan, mais ils n'ont jamais été regroupés sous cette étiquette».
À cette énumération très incomplète de l'historien Marc Ferro, il faut pour le moins ajouter le nom de Honoré d'Estienne d'Orves, lieutenant de vaisseau rallié à de Gaulle dès 1940. Il est envoyé en France pour des actions de renseignements sur les arsenaux et les navires de guerre. Trahi, il est capturé et condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Il meurt le 29 août 1941 au Mont-Valérien en pardonnant à ses bourreaux. Il a 40 ans.
Les Français qui rejoignent le général de Gaulle condamnent avec plus ou moins de vigueur la politique accommodante du maréchal Pétain. Quelques-uns partagent sans trop l'avouer l'opinion de Gilbert Renault, un Compagnon de la Libération plus connu sous son nom de guerre : Colonel Rémy. Ce grand résistant persistera jusqu'à la Libération à considérer Pétain et de Gaulle comme les deux facettes complémentaires de la lutte contre l'occupant, Pétain le «bouclier», de Gaulle l'«épée».
La plupart des Français, il est vrai, s'en remettent à Pétain du soin de les protéger et se laissent endormir par les bonnes manières de l'occupant allemand, au moins jusqu'à l'entrée en guerre de l'Union soviétique, un an plus tard. Parmi ces collaborateurs de la première heure, beaucoup de leaders issus de la gauche.
1941
L'Allemagne attaque l'Union soviétique le 22 juin 1941. C'est l'opération «Barbarossa».
Le 22 juin 1941, à 4 heures du matin, Staline est réveillé par un coup de fil du général Joukov dans sa datcha des environs de Moscou : «C'est la guerre !»
Les troupes allemandes viennent de pénétrer en Union soviétique. Cette opération dénommée «Barbarossa» survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.
Europe nazie
Après avoir signé un pacte de non-agression avec Staline, dictateur de l'URSS, et soumis la France au terme d'une guerre-éclair, Hitler n'a plus trouvé que l'Angleterre de Churchill pour lui résister.
Le Führer décide d'attaquer l'URSS selon le projet qu'il s'est fixé depuis les débuts de sa carrière politique. Sur une suggestion de son ministre des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, qui juge le moment opportun, le déclenchement de l'invasion est secrètement fixé au 15 mai.
Mais entre temps, Mussolini, le dictateur italien, qui avait conquis l'Albanie avant le déclenchement du conflit mondial, tente d'étendre ses conquêtes dans les Balkans.
Il envahit la Grèce. Mais comme ses armées sont refoulées du fait d'une résistance inattendue des Grecs, le Duce appelle Hitler à son secours. Ce dernier, qui conserve pour lui de l'admiration, ne peut faire moins que de lui répondre favorablement.
C'est ainsi que le 6 avril, la Wehrmarcht envahit la Yougoslavie. Elle entre à Belgrade le 12 avril et à Athènes le 27 avril. Du fait de ce contretemps, l'invasion de l'URSS est repoussée de cinq semaines ! Ce retard sera lourd de conséquences car il empêchera la Wehrtmacht d'atteindre Moscou avant l'hiver.
Attaque surprise.
Malgré la discrétion dont les Allemands entourent leur projet d'invasion de l'URSS, Staline en est très tôt et très complètement informé grâce à ses services secrets et notamment à l'action de son agent en poste à Tokyo, Richard Sorge. Mais le dictateur ne veut pas croire à l'imminence de l'attaque, tant il est convaincu de la solidité du pacte de non-agression conclu avec les nazis.
Sitôt envahie, l'URSS reçoit l'appui sans condition du plus vieil ennemi du bolchévisme, le Premier ministre britannique Winston Churchill. À la différence de ses conseillers, celui-ci comprend que la défaite doit primer sur toute autre considération.
L'appui anglais n'empêche pas Staline de sombrer dans une dépression profonde, sans se montrer ni voir personne. Pendant plusieurs jours, il reste cloîtré dans sa datcha sans donner signe de vie. Pour beaucoup de contemporains - y compris lui-même -, la victoire des Allemands paraît une nouvelle fois inéluctable.
Soviétiques aux abois
Soutenue au nord par les Finlandais et au sud par les Roumains, la Wehrmacht remporte d'abord des succès spectaculaires face à une Armée rouge démoralisée et décapitée par les purges staliniennes.
Forts de 3 millions d'hommes, 3.600 chars et 4.200 avions, les envahisseurs capturent en quelques semaines... 600.000 soldats soviétiques ainsi que des milliers de chars.
En août, ils prennent Kiev sans coup férir et font 650.000 prisonniers supplémentaires. Ils entament enfin le siège de Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Celui-ci durera 900 jours.
Sur le terrain, la guerre se fait impitoyable. Dédaignant le soutien des populations slaves et des minorités ethniques exacerbées par la terreur communiste, les nazis maltraitent les prisonniers (considérés par Staline comme des traîtres, ces derniers se compteront au nombre de 3 millions !), multiplient les exécutions sommaires de civils et surtout entament l'extermination des juifs.
Mais la Wehrmacht est arrêtée par l'hiver avant d'avoir eu le temps d'atteindre Moscou. Pour la première fois, elle cède alors du terrain devant l'ennemi. Dans le même temps, les États-Unis entrent dans le conflit suite à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. C'est le tournant de la Seconde Guerre mondiale.
1941
Le « duce » déclare la guerre à l’URSS.
Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les succès militaires par procuration avec son allié allemand. Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime de Hitler et de la population italienne.
1951
Naissance de Patrick Revelli à Mimet (Bouches du rhône), footballeur.
1974
Coupe du monde de foot… Allemagne contre Allemagne
Au sein du groupe 1, lors du premier tou