Certains 26 juin...
26 juin
Saint Anthelme (1107-1178)
Ce Savoyard entra au monastère de la Grande Chartreuse, près de Grenoble. Son esprit d'entreprise et sa piété lui valurent de devenir évêque de Belley. Il fut élevé par l'empereur Frédéric Barberousse à la dignité de prince électeur du Saint Empire Romain Germanique. Il est mort en 1178.
1541
A Lima, au Pérou, le «conquistador» Francis Pizarro est assassiné pendant son déjeuner par les amis de son ancien associé, Almagro, qu'il avait lui-même fait exécuter. Sympa le climat !...
1714
L’Espagne et les Pays Bas signent le traité d’Utrecht.
1753
L'écrivain Antoine Rivarol est né à Bagnols-sur-Cèze.
1794
Le 8 messidor an II (26 juin 1794), les Français remportent une bataille décisive sur les Autrichiens à Fleurus, en Belgique, entre Charleroi et Namur. Pardon Dominique !... Ces fichus français ont trop souvent réglé leurs comptes sur tes terres.
L'année 1793 a été désastreuse pour la Révolution française : soulèvement de la Vendée, occupation de Toulon par les Anglais, défaites militaires,...
Sur la frontière du nord, une armée de 80.000 hommes doit à tout prix repousser la menace d'invasion. Elle bénéficie de l'extraordinaire mobilisation de la France révolutionnaire et du recrutement des légendaires «volontaires de l'an II» (le calendrier révolutionnaire fixe au 21 septembre 1792 le début de l'ère nouvelle). Selon le nouveau principe de l'«amalgame», elle est constituée en demi-brigades, chacune comprenant un bataillon de soldats expérimentés et deux bataillons de volontaires.
Un jeune et fougueux représentant en mission de 27 ans, Louis Antoine Saint-Just, stimule les énergies. Il fait fusiller les déserteurs, casse les officiers incapables, traque les tièdes. En mars 1794, Saint-Just place l'armée de la Moselle sous le commandement de Jean-Baptiste Jourdan qui, après son succès de Wattignies, avait été écarté en raison de son opposition aux choix du Comité de Salut Public.
Après plusieurs tentatives infructueuses face aux Autrichiens du général Kaunitz, les soldats réussissent le 18 juin 1794 à franchir la Sambre au niveau de Charleroi. Après un siège d'une semaine, les Français s'emparent de Charleroi. C'est alors que survient le feld-maréchal Frédéric de Saxe-Cobourg, à la tête de 70.000 Autrichiens.
La première décharge des Autrichiens fait plusieurs milliers de victimes mais ne décourage pas les révolutionnaires. Pendant plusieurs heures, les soldats français reviennent à la charge en colonnes infatigables. Le soir, de lassitude, le prince de Cobourg abandonne le champ de bataille sur lequel il laisse 5.000 morts et blessés. Son armée se retire en bon ordre vers Bruxelles.
Les Français restent maîtres du champ de bataille.
La Révolution conquérante
Les vainqueurs ne s'attardent pas à Fleurus. Ils se lancent sans attendre dans une contre-offensive et entrent à leur tour à Bruxelles puis à Liège. Ils occupent sans coup férir Cologne et enfin Coblence.
L'armée de Jourdan prend le nom de Sambre et Meuse en souvenir de sa victoire de Fleurus. La France est sauvée de l'invasion. Lazare Carnot, en charge de la guerre au Comité de Salut public veut profiter de son avantage et refuse une paix prématurée. Celui que l'on appelle «l'organisateur de la victoire» propose de porter les frontières de la France sur le Rhin, sa «frontière naturelle».
À Paris, les députés de la Convention se rassurent sur leur avenir. Ils jugent inutile le maintien de la Terreur par le Comité de Salut Public. Robespierre, désormais, leur fait horreur. Il tombe six semaines plus tard, le 9 thermidor an II.
Trop confiant, le gouvernement français se laisse gagner par des idées de conquête et annexe la Belgique, ancienne possession autrichienne. Son objectif est désormais de mettre à contribution les pays conquis pour pallier la ruine de l'administration fiscale et la corruption qui vide les caisses de l'État.
La guerre de conquête ne s'achèvera qu'avec la chute de Napoléon 1er, vingt ans plus tard, et un affaiblissement durable de la France.
1918
La « Grosse Bertha » bombarde Paris.
Appelé la "Grosse Bertha", du nom de la fille de l'industriel Krupp, un canon de l'armée allemande fait des ravages à Paris. L'engin est capable de propulser des obus à près de 30 kilomètres d'altitude et plus de 100 kilomètres de distance.
1921
Naissance de Ambroise Roux à Piscop (Yvelines), vice président du CNPF… Ca aussi on peut oublier…
1925
« La ruée vers l’or » vue par Chaplin.
The Gold Rush, comédie muette dont l'action se déroule en Alaska, connaît un succès critique et populaire immédiat. Son réalisateur et acteur, Charlie Chaplin, transformé en chercheur d'or, y affronte la misère, les ours et la cupidité des hommes. En 1958, un jury international sacrera l'œuvre comme le deuxième plus grand film de tous les temps, après "Le Cuirassé Potemkine" d'Eisenstein tourné la même année.
1933
Naissance de Jean Graczyk, coureur cycliste. Connais pas !... Et vous ?...
1937
Le duc de Windsor (ex Edouard VIII… Abdicataire) épouse une femme divorcée Wallis Simpson… il a rendu sa couronne à son frère Georges VI par amour pour cette femme… Chapeau !...
1945
A San Francisco, les représentants de 51 pays fondent l’Organisation des Nations Unies (ONU). Son siège est fixé à New York.
La nouvelle institution remplace la Société des Nations (SDN), née en 1920 des suites de la Première Guerre mondiale et établie à Genève.
Son siège est fixé à New York, au bord de l'East River, dans la métropole de la principale puissance mondiale.
Faillite de la SDN
L'idée d'une organisation supranationale garante de la «paix perpétuelle» remonte pour le moins au siècle des «Lumières». Elle est émise aussi bien par l'abbé de Saint-Pierre que par le philosophe Emmanuel Kant. Elle est reprise en 1918 par le président américain Woodrow Wilson dans ses «Quatorze Points» et inscrite dans le traité de Versailles.
La SDN naît officiellement le 10 janvier 1920, date d'entrée en vigueur du traité de Versailles, avec 32 États membres. Mais le Sénat américain n'ayant pas ratifié celui-ci, pour des raisons intérieures et par crainte de s'impliquer à nouveau dans une guerre européenne, les États-Unis n'entrent pas à la SDN, ce qui affaiblit gravement celle-ci.
La SDN aide activement les nouveaux États danubiens à se mettre sur pied. Elle encourage le rapprochement franco-allemand sous l'égide des ministres Briand et Streseman. Le Bureau international du travail (BIT), qui émane de l'organisation, apporte sa contribution aux progrès sociaux.
Mais dans les années 1930, l'organisation se montre incapable de mettre le holà aux violations successives des traités de paix et aux entreprises de conquête (Japon, Italie, Allemagne). Elle ne peut empêcher la marche à la guerre et disparaît de facto dès 1938.
Promesses de l'ONU
Dès 1941, au début de la Seconde Guerre mondiale, le président américain Franklin Roosevelt et son allié britannique Winston Churchill envisagent la création d'une nouvelle organisation supranationale après la guerre. Leur projet figure dans la Charte de l'Atlantique.
Il aboutit à la conférence de San Francisco qui fonde l'ONU, six semaines après la capitulation de l'Allemagne mais deux mois avant celle du Japon !
La nouvelle institution comporte trois piliers et plusieurs organisations satellites ou spécialisées :
– L'Assemblée générale :
À l'Assemblée, la cohabitation de quelques géants comme la Chine et l'Inde et d'une profusion de nains de moins d'un million d'habitants (Timor oriental, Belize, Nauru,...), avec le même droit de vote pour chacun, enlève toute valeur représentative aux votes de l'Assemblée générale. Elle ne permet pas d'assimiler l'ONU à un gouvernement mondial.
L'enceinte new-yorkaise a pour principal atout d'entretenir des contacts permanents entre les diplomates de tous les pays. Elle fait figure de congrès sans début ni fin où se traitent les problèmes du monde au fur et à mesure de leur apparition.
– Le Secrétariat Général :
Le Secrétaire général s'occupe de l'administration de l'ONU. Il est élu pour cinq ans renouvelables par l'Assemblée générale, sur proposition du Conseil de sécurité.
Huit secrétaires généraux se sont succédés à l'ONU dans les 6 premières décennies de l'organisation.
– Le Conseil de sécurité :
Le Conseil de sécurité réunit à l'origine quatre membres permanents : États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, auxquels s'ajoute aujourd'hui la Chine. En complément des membres permanents, des membres tournants sont élus par l'Assemblée générale tous les deux ans et non immédiatement rééligibles. Ces membres non permanents étaient six à l'origine, ils sont dix aujourd'hui.
C'est au Conseil de sécurité que revient le maintien de la paix internationale, avec la possibilité de décider des sanctions diplomatiques ou économiques contre des États fautifs, ou même autoriser une action militaire comme ce fut le cas en 1991 suite à l'invasion du Koweït par l'Irak.
L'action du Conseil est souvent entravée par le droit de veto des membres permanents.
– Les organisations satellites :
L'ONU mène différentes actions dans le monde par le biais de ses organisations satellites et de ses agences spécialisées :
- Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED, en anglais UNCTAD),
- Fonds international des Nations Unies pour l'enfance (en anglais UNICEF),
- Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (en anglais UNHCR),
- Banque Mondiale,
- Fonds monétaire international (FMI, en anglais IMF),
- Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (en anglais FAO)
- Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (en anglais UNESCO) ; le siège de cette agence est à Paris, près de l'hôtel des Invalides...
À La Haye, aux Pays-Bas, siège la Cour internationale de justice, composée de quinze juges élus pour 9 ans par l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité.
Des résultats modestes
Forte de 51 États membres à son origine (essentiellement des pays occidentaux ou européens), l'ONU en comporte aujourd'hui 192 (26 juin 2007). N'en font pas partie le Vatican, la Suisse, le Liechtenstein, la Corée du Nord et la Corée du Sud.
Elle occupe environ 10.000 fonctionnaires et bénéficie d'un budget annuel de l'ordre de 4 milliards de dollars (2007), insuffisant au regard des missions de plus en plus nombreuses que l'on attend d'elle.
À la différence de la SDN, l'ONU dispose d'une force militaire de maintien de la paix ou d'interposition, les «Casques bleus». Mais cela ne lui suffit pas à prévenir tous les drames de la planète... «L’ONU n’a pas créé le paradis, mais elle a évité l’enfer» a pu dire d'elle son deuxième secrétaire général, le Suédois Dag Hammarskjöld.
1946
La France, fait pour la première fois usage de son droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU en refusant l’enquête sur le régime de Franco… on se demande bien pourquoi cette dérobade !...
1955
Naissance de Maxime Bossis, à Saint André (Vendée), footballeur titulaire de l’équipe de France.
1959
Inauguration de la voie maritime du Saint Laurent.
En plein développement économique, le Canada s’était lancé dans la construction de la voie maritime du Saint-Laurent en 1954. Une société avait alors été mise en place et chargée de la construction et de l’entretien d’une voie étendue entre Montréal et le lac Érié. Elle devait également s'occuper du canal Welland, qui permet d’éviter les chutes du Niagara. Les travaux terminés, le réseau maritime parsemé de sept écluses peut désormais accueillir les navires de taille. En effet, ces derniers ont la possibilité de parcourir un circuit allant de l’Océan Atlantique jusqu’aux Grands Lacs.
1960
Indépendance de Madagascar.
La République malgache, proclamée en 1958, accède à l'indépendance. L'île, située au sud-est de l'Afrique, d'une superficie plus grande que celle de la France, avait été annexée par les Français en 1896 et était devenue un territoire d'outre-mer (TOM) en 1946. En 1972, le président Philibert Tsiranana, débordé par des émeutes populaires, remettra le pouvoir aux militaires.
1963
John Kennedy lance son célèbre : « Ich bin Ein berliner »
En visite à Berlin-Ouest, John F. Kennedy déclare lors d’un discours sur la place Rudolph Wilde : "Ich bin ein Berliner" (je suis un Berlinois). Par cette phrase restée célèbre, Kennedy réitère son soutien et celui des Américains aux Allemands de l’Ouest.
1974
Le général Augusto Pinochet devient le chef suprême de la nation chilienne après un sanglant coup d’état militaire. Le parlement est dissous. La dictature s’installe devant un monde médusé et inerte.
2005
ITER à Cadarache.
Après de longues négociations, c’est finalement le site français qui est retenu pour la construction du réacteur expérimental ITER. Créé en 1985 sous une impulsion de Gorbatchev, le projet regroupe l’Union Européenne, la Russie, le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du sud. L’objectif est de créer de l’énergie non plus à partir de la fission nucléaire, mais à partir de la fusion. Très productive et peu polluante, cette technologie est souvent comparée au fonctionnement du soleil. Mais le projet est sans garantie de réussite et ne peut aboutir à une exploitation industrielle que dans plusieurs dizaines d’années. Il suscite pour cela de nombreuses critiques, chez les politiques comme chez les scientifiques.
La phrase du jour :
« Goutte bien tracassée, est dit-on, bien pansée !... »
A vous érudits… décryptez moi ça !... rires
Bisous à toutes…
Prenez soin de vous.
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