certains 28 juin...
28 juin
Saint Irénée (3ème siècle)
Évêque de Lyon à la fin du IIe siècle, Irénée succède à Pothin, qui fut martyrisé avec Blandine sous le règne de l'empereur Marc Aurèle. Sur la colline de Fourvière, qui domine la capitale des Gaules, une église porte encore le nom de Saint Irénée.
1389
Les Serbes sont vaincus par les Ottomans lors de la bataille de Kosovo Polié ("Champs des Merles" en serbe). Les deux chefs de guerre, le prince Lazare de Raska et le sultan Murad Ier, trouvent la mort dans l'affrontement. Les janissaires turcs, troupes d'élite formées d'enfants enlevés aux peuples vaincus et élevés dans le métier des armes, ont écrasé leurs adversaires. La Serbie devient vassal de l'Empire ottoman.
1492
Antoine de Ville, alors capitaine de Montélimar, atteint le sommet du mont Aiguille (2085 mètres), dans le massif du Vercors. La mission lui fut confiée par Charles VIII, curieux et impressionné par cette cime étrange que l’on disait « infranchissable ». Parti avec près de dix hommes, il effectue la première ascension reconnue officiellement dans l’histoire de l’alpinisme. Il fera en effet appel à un huissier pour notifier l’exploit.
1519
Charles Quint est élu empereur d'Allemagne. Son adversaire malheureux est le roi de France François 1er.
Charles Ier d'Espagne, 19 ans, est proclamé empereur du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles V ou Charles Quint. Cet avènement marque le début d'une longue rivalité entre le royaume de France et l'Empire des Habsbourg. L'empereur qui gouverne un immense territoire, sur lequel dit-on "jamais le soleil ne se couche", abdiquera en 1556 et se retirera au couvent de Yuste (Espagne). Son empire sera alors divisé entre son frère Ferdinand, qui deviendra empereur d'Allemagne, et son fils Philippe, qui deviendra roi d'Espagne.
1577
Naissance du peintre Rubens à Siegen.
1629
Suite à la capitulation de la ville protestante d’Alès face à l’armée du roi et de Richelieu, ce dernier signe le traité d’Alès qui met fin aux hostilités. Reconduisant l’Edit de Nantes, ce texte a toutefois pour objectif de réduire au minimum le pouvoir politique des protestants déjà affaiblis après le siège de La Rochelle. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l’égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis.
1635
Colonisation de la Guadeloupe par les français.
1672
Guillaume III d’Orange devient stathouder des Provinces Unies.
Après que Louis XIV déclenche la guerre de Hollande, Guillaume III d’Orange, élevé par Jan de Witt, est nommé stathouder des Provinces-Unies. À la tête des forces armées contre la France, il essuiera plusieurs défaites, mais parviendra à obtenir le soutien de l’Angleterre en épousant Marie, la fille du futur Jacques II. La paix sera alors conclue avec la France, lors du traité de Nimègue en 1678, complété l’année suivante par d’autres textes. Guillaume d’Orange ne s’en tiendra pourtant pas là, puisqu’il tentera d’organiser plus tard la Ligue des Augsbourg contre son ennemi français.
1712
Naissance à Genève de Jean-Jacques Rousseau. Ecrivain et philosophe.
1833
Au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, cette loi va contribuer de manière décisive à répandre l'instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l'action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry.
1867
Naissance du dramaturge italien, Luigi Pirandello.
1886
Le Canadian Pacific Railway accueille ses premiers passagers.
La première ligne ferroviaire transcontinentale en Amérique du Nord qui rejoint l’Est du Canada à la Côte Pacifique est achevée depuis 1885 et transporte ses premiers passagers. Commencée en 1881, le "Canadian Pacific" permettra aux colonies de peuplement européennes de s'installer dans l'ouest du pays, chose jusqu'alors impossible à cause de la barrière géographique des montagnes rocheuses. Par ailleurs, c'est en partie grâce à ce projet de construction que la Colombie-Britannique accepta de rejoindre le Canada en 1871.
Le même jour
1886
Loi d’exil interdisant aux descendants des familles royales françaises de résider sur le territoire français.
1907
Naissance de Paul Emile Victor à Genève (Suisse), chef d’expéditions polaires… Mon père fut ami d’un de ses collaborateurs, le professeur Milékan, glaciologue.
1912
Un arrêté gouvernemental autorise l’adjonction de certaines matières colorantes dans l’alimentation.
1914
Le 28 juin 1914, l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s'entredévorer.
Un attentat aux ramifications troubles
Tout commence à Belgrade, capitale de la Serbie, où le chef des services de renseignements, le colonel Dimitrievitch, manipule une organisation secrète terroriste, La Main Noire. Celle-ci prône la réunion de tous les Slaves du Sud (on dit aussi Yougoslaves) autour de la Serbie, principal état slave des Balkans. A l'étranger, elle encourage des mouvements politiques comme celui, resté mystérieux, dont fait partie Princip.
L'assassin et ses complices sont des jeunes gens pauvres originaires de Bosnie-Herzégovine. Cette ancienne province ottomane, dont Sarajevo est la capitale, était devenue un protectorat de Vienne avant d'être formellement annexée par l’Autriche-Hongrie le 5 octobre 1908. Mais la Serbie la revendique avec vigueur du fait de son caractère yougoslave.
Pour faire avancer la cause yougoslave, Princip et cinq amis, dont un Bosniaque musulman, projettent de leur propre initiative d'assassiner un haut fonctionnaire autrichien. Apprenant l'arrivée à Sarajevo de l'héritier du vieil empereur d'Autriche François-Joseph 1er (84 ans), ils se disent qu'il fera encore mieux l'affaire.
L'archiduc (51 ans) visite Sarajevo en qualité d'inspecteur général des forces militaires.
Une première alerte a lieu le matin quand une bombe tombe près du cortège officiel. Elle rebondit sur la capote de la voiture de l'archiduc et blesse un officier de la voiture qui suit. Son auteur, Gabrinovitch, est arrêté.
Un peu plus tard, l'archiduc et son épouse se rendent à l'hôpital pour visiter le blessé mais leur chauffeur se trompe d'itinéraire et dans une ruelle, doit ralentir pour prendre un virage.
Princip, qui se trouve opportunément à proximité, joue le tout pour le tout et tire deux coups de revolver sur la voiture. L'archiduchesse est tuée sur le coup. François Ferdinand décède au bout de dix minutes. L'assassin est arrêté et rejoint en prison son ami ainsi que plusieurs complices présumés.
La mort tragique de l'archiduc François Ferdinand et de son épouse, la duchesse de Hohenlohe, passe d'abord inaperçue en Europe. Le prince est enterré à Vienne en catimini... Il est vrai que François-Joseph 1er ne l'appréciait pas beaucoup.
D'emblée, les soupçons des policiers autrichiens se portent sur les nationalistes serbes. Dès le 2 juillet 1914, trois membres du groupe assassin avouent avoir reçu leurs armes de Serbie avec la complicité de gardes-frontières.
Il apparaît dès lors raisonnable à l'ensemble des chancelleries européennes que Vienne exerce son droit de suite contre la Serbie et punisse celle-ci pour son implication dans le terrorisme bosniaque. Personne en Europe n'imagine qu'un conflit local entre le prestigieux empire des Habsbourg et la Serbie archaïque puisse déraper...
La situation dérape
L'empereur François-Joseph 1er et le comte Tisza, Premier ministre hongrois, ne veulent à aucun prix de complications. Ils craignent avec quelque raison qu'une intervention contre la Serbie n'entraîne l'intervention du tsar de Russie aux côtés de Belgrade.
La dynastie des Habsbourg a tout à y perdre de même que les Hongrois de l'empire, qui doivent faire face aux revendications des autres minorités: Tchèques, Polonais, Serbes, Italiens, Roumains,...
Le comte Berchtold, ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, est impatient quant à lui d'en finir avec l'agitation serbe.
Le 4 juillet, sitôt acquises les preuves de l'implication serbe dans l'attentat de Sarajevo, il envoie un émissaire à Berlin. Celui-ci est reçu le lendemain par l'empereur allemand Guillaume II.
Le 28 juin 1919, un traité entre l'Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour, et se termina par l'armistice de Rethondes. 8 millions de morts (dont 1.400.000 pour la France) témoignent de l'horreur exceptionnelle de cette guerre sans précédent dans un continent qui avait réuni au XIXe siècle tous les atouts de la prospérité, de la grandeur et de l'harmonie.
Un bouleversement sans précédent
Des traités de paix avec chacun des pays vaincus concluent la Grande Guerre de 1914-1918. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l'allemand, l'austro-hongrois, le russe et l'ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs... et impuissants.
Des négociateurs divisés
Le premier des traités de paix et le plus important est signé avec l'Allemagne dans la galerie des Glaces au château de Versailles, sur les lieux mêmes où fut fondé l'empire allemand le 18 janvier 1871.
Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité de Versailles a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement. Les quatre négociateurs sont le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l'Américain Thomas Woodrow Wilson sans oublier l'Italien Vittorio Orlando.
Ce sont des hommes du centre gauche, méfiants à l'égard de l'Église et des catholiques autrichiens, hostiles d'autre part aux communistes qui tiennent la Russie sous leur botte et sèment la Révolution en Europe centrale.
Le président Wilson est un idéaliste qui veut imposer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes conformément à ses 14 Points de janvier 1918, au risque de créer en Europe centrale des Etats croupions non viables.
Malgré la contribution tardive de ses troupes, il se présente en véritable leader du monde civilisé. À la différence des pays européens, les États-Unis ont en effet accru leur puissance économique du fait même de la guerre et des ventes d'armement aux Alliés franco-anglais.
Le Premier ministre britannique Lloyd George lorgne sur les colonies allemandes et le marché intérieur des vaincus.
Pour Clemenceau et les Français, la récupération de l'Alsace-Lorraine, annexée en 1871 par l'Allemagne, est un minimum.
Clemenceau veut par ailleurs humilier de toutes les façons possibles l'Allemagne et détruire l'Autriche-Hongrie, coupable à ses yeux d'être modérée, catholique et monarchiste. Le «Tigre» n'a cure de l'équilibre de l'Europe et du nécessaire rétablissement de relations harmonieuses.
Le quatrième négociateur est le Premier ministre italien Vittorio Orlando. Plein de faconde, il ne souhaite rien d'autre que des annexions autour de la mer Adriatique, au détriment de l'Autriche-Hongrie (il quitte provisoirement la table des négociations en mai 1919 pour appuyer ses revendications).
Un traité excessivement dur
Les plénipotentiaires allemands ont été tenus à l'écart des débats sur la préparation du traité. Selon les termes de celui-ci, leur nation est en premier lieu amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes.
– L'Allemagne perd l'Alsace et la Lorraine du nord (Metz), annexées en 1871. Le territoire est restitué à la France sans référendum mais conserve ses particularités de l'époque impériale. À la différence du reste de la République française, les trois départements demeurent ainsi soumis au Concordat de 1801 qui régit les rapports entre l'État et l'Église catholique.
– L'Allemagne perd aussi les villes d'Eupen et Malmédy au profit de la Belgique et surtout une grande partie de ses provinces de l'Est à l'exception de la Prusse orientale (Koenigsberg) au profit d'une Pologne ressuscitée.
– L'Allemagne est dépouillée de ses colonies africaines au profit de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Union sud-africaine, ainsi que de la province chinoise du Chan-tong au profit du Japon (ce qui provoque les protestations de la Chine, qui quitte la conférence en mai 1919).
– Aux marges orientales de la nouvelle Allemagne, le traité ressuscite une Pologne hétérogène (avec une forte minorité germanophone) dont le seul accès à la mer passe par les territoires allemands. C'est le corridor de Dantzig qu'elle se montrera inapte à défendre.
– Les royaumes et les principautés qui composaient l'Empire allemand et pouvaient servir de contrepoids à l'autoritarisme prussien sont dissous. Il est vrai que leurs souverains avaient abdiqué avant même l'armistice du 11 novembre 1918. À la place de l'Allemagne impériale s'installe un État démocratique et républicain, ce dont se réjouissent les Français. Mais cette «République de Weimar», du nom de la ville où se réunit l'assemblée constituante, aura bien des difficultés à résister aux pressions de la rue.
– L'armée allemande est réduite à 100.000 soldats de métier et la marine de guerre à 16.000 hommes. Les forces armées sont interdites d'artillerie lourde, de cuirassés et d'avions. Il ne leur est pas permis de faire appel à des conscrits.
– Les Alliés prévoient d'occuper militairement pendant 15 ans la rive gauche du Rhin ainsi que trois têtes de pont sur le Rhin (Mayence, Cologne, Coblence). Il est prévu également une zone démilitarisée de 50 km de large sur la rive droite du Rhin.
– Le gouvernement allemand doit reconnaître sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre, ce qui relève d'une interprétation pour le moins tendancieuse de l'Histoire. On lui demande qui plus est de livrer l'ex-empereur Guillaume II (alors en exil) pour le juger comme criminel de guerre ainsi que quelques autres hauts responsables.
– Enfin, l'Allemagne est astreinte à de très lourdes «réparations» matérielles et financières. Le montant final en sera fixé après la signature du traité de Versailles, en 1921, à 269 milliards de mark-or. C'est plus qu'une année du revenu national de l'Allemagne. L'économiste britannique John Maynard Keynes, qui recommandait de ne pas aller au-delà de 70 à 80 milliards pour ne pas compromettre la reconstruction de l'économie allemande et les échanges internationaux, démissionne de sa fonction d'expert à la conférence.
«L'Allemagne paiera !» répondra plus tard Clemenceau à qui l'interpellera sur les difficultés de la reconstruction de la France. Dans les faits, l'incapacité (et la mauvaise volonté) de l'Allemagne à payer les réparations seront à l'origine de graves crises financières et politiques dans l'ensemble de l'Europe.
– Le traité de Versailles prévoit par ailleurs la création d'une Société des Nations pour le règlement des conflits à venir, selon les généreux principes du président américain.
Très dur et injuste à bien des égards, le traité de Versailles ne sera qu'en partie appliqué et suscitera un très vif ressentiment chez les Allemands.
1923
Naissance de Georges Bortoli à Casablanca, journaliste
1934
Naissance de Georges Wolinski à Tunis (Tunisie), dessinateur humoristique et satirique.
1940
Le gouvernement britannique reconnaît le général de Gaulle, comme le chef des français libres.
1948
Rupture entre Tito et Staline.
1958
Coupe du monde de football… Le Brésil et Pelé : champions du monde.
Le Brésil remporte la Coupe du monde de football qui a lieu en Suède. Cette victoire révèle un joueur exceptionnel : un Brésilien de 17 ans, Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé. Celui-ci triomphera de nouveau lors de la Coupe du monde de 1962 au Chili et celle de 1970 au Mexique. O Rei (le Roi) marquera 1 283 buts au cours des 1 362 matchs de sa carrière. En 2000, il sera sacré "joueur du siècle" par la Fédération internationale de football association (FIFA).
Mais aussi ce même jour durant cette coupe du monde :
Just Fontaine est sacré meilleur buteur de l’histoire de la coupe du monde de foot.
Battu par l’équipe de Pelé en demi-finale, la France obtient la troisième place en infligeant un 6-3 à la RFA. Mais le véritable record est celui de Just Fontaine qui inscrit quatre buts et devient ainsi le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde avec 13 buts inscrits en six matchs. En 21 sélections sous le maillot bleu, "Justo" aura inscrit 30 but.
1978
La princesse Cajoline de Monaco épouse Philippe Junot.
2000
Le petit Elian Gonzalès rentre à Cuba.
Le petit Cubain Elian González rentre à la Havane chez son père après avoir été au centre d'une longue bataille judiciaire et politique qui a opposé le régime de Fidel Castro aux réfugiés cubains de Miami. Le 23 novembre 1999 Elian avait embarqué avec sa mère sur un bateau de fortune qui devait le conduire clandestinement aux Etats-Unis. L'embarcation a fait naufrage entraînant le décès de sa mère et de dix autres personnes. Son père Juan Miguel González finira par obtenir le droit de récupérer son fils retenu chez un grand-oncle à Miami.
La phrase du jour :
« Chassez le naturel, il revient au galop… » hyper connu et clair au moins celui là.
A toutes bisous mes chéries…
Moi dodo now…
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