Certains 5 septembre... 1/2
5 septembre 1/2
Sainte Raïssa (4ème siècle)
En 308, à Alexandrie, la jeune fille se joint de son plein gré à un groupe de chrétiens persécutés pour leur foi. Elle aura la tête tranchée.
Saint Laurent Justinien (1381-1455)
Premier patriarche de Venise, dont il réforma les mœurs à l’image sa piété… Après lui, on ne rigole plus à Venise…
1187
Naissance de Louis VIII, roi de France.
1534
Jacques Cartier ramène deux Indiens de sa première expédition au Canada
Né à Saint-Malo en 1491, Jacques Cartier, issu d'une modeste famille de pêcheurs terre-neuvas, se met en tête de trouver la route du Nord pour atteindre les Indes sans passer par la longue et périlleuse route du Sud. Il rencontre François Ier et réussit à le convaincre. Le Nouveau Monde, était alors partagé entre les Espagnols et les Portugais, la France voulait aussi sa part de l'Amérique. Le 20 avril 1534, Jacques Cartier part avec deux petits bâtiments à la recherche du passage. Après Terre-Neuve, Cartier aborde sur la côte qui longe le golfe du Saint-Laurent. Il est accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, et il plante une croix portant l'écusson du roi de France. L'approche de l'hiver l'oblige à rebrousser chemin, mais il revient avec deux Indiens que Cartier présente à la cour.
1590
L'armée du duc de Parme, venue de Hollande, contraint Henri IV à lever le siège devant Paris.
1638
Louis Dieudonné naît le 5 septembre 1638 au château de Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris. Il règnera sur la France dès l'âge de 5 ans sous le nom de Louis XIV.
Né à Saint-Germain-en-Laye, Louis était désiré depuis longtemps. Le mariage en 1615 de Louis XIII avec Anne d'Autriche n'avait en effet toujours pas donné d'héritier au trône de France, 23 ans plus tard... Louis n'a pas 5 ans lorsque son père meurt, le 14 mai 1643. Anne d'Autriche, devenue régente, fait appel au cardinal Mazarin, parrain du jeune roi, pour l'éduquer. Le règne de Louis XIV sera l'un des plus longs de l'histoire de France : 54 ans de règne personnel, de 1661 à 1715.
1661
La chute de Fouquet
Le surintendant des Finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi avant d'être transféré au château de Vincennes puis à Angers et à Amboise. Nommé par Anne d'Autriche et Mazarin en 1653 à l'âge de 38 ans, l'artisan du redressement des finances publiques après les troubles de la fronde s'était aussi enrichi prodigieusement, mais avec bien peu de discrétion. Fouquet menait une vie fastueuse dans le château de Vaux qu'il avait fait reconstruire après trois ans de surintendance. En 1658, il avait acheté Belle-lsle, qu'il fortifia pour s'en faire une place de sûreté. A la mort de Mazarin en mars 1661, Louis XIV suivit les conseils de Colbert et décida de surveiller de plus près les finances publiques. L'attitude pressante de Fouquet auprès de Mlle de La Vallière, maîtresse du roi, et la jalousie née de la splendeur d'une fête donnée le 17 août 1661 à Vaux ont accéléré la chute du ministre corrompu. A l'issue d'un procès de trois ans, Fouquet est condamné à la détention à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont où il fut l'objet d'une surveillance très stricte. Son acte de décès n'ayant pas été retrouvé, on n'est certain ni de la date, ni du lieu de sa mort. Fouquet est le dernier surintendant des Finances de la monarchie.
1698
Le tsar Pierre le Grand taxe les barbus
Pour financer ses travaux de prestige et la modernisation de la Russie qu'il entend occidentaliser, Pierre le Grand met sur pied de nouvelles taxes : des impôts sont prélevés sur les moulins, les bains, les ruches d'abeilles, les fours mais aussi les barbes dont Pierre le Grand interdira le port.
1774
Premier Congrès continental en Amérique
Cinquante et un représentants des colonies britanniques d’Amérique du Nord se rassemblent à Philadelphie pour leur premier congrès continental. Le but de l’assemblée consiste à déterminer les limites du pouvoir britannique au sein des colonies. Le congrès se clôt sur la rédaction d’une Déclaration des droits, opposée à toute intervention fiscale ou législative du Parlement. Le Congrès décide également de maintenir le boycott commercial sur les produits du Royaume-Uni tant que les lois de coercition ne seront pas supprimées. En revanche, les congressistes ne s’opposent pas à son pouvoir en matière de commerce. Quoiqu’il en soit, une telle assemblée est loin de plaire au gouvernement britannique, bien décidé à ne faire aucune concession.
1793
La Convention met «la Terreur à l'ordre du jour». À l'appel de Barère, porte-parole du Comité de Salut public, elle décide de prendre toutes les mesures de circonstance propres à sauver la Révolution française.
1798
Le 5 septembre 1798, le Directoire fait voter la loi sur la conscription. Cette loi donne un cadre institutionnel à la levée en masse des combattants.
De la milice médiévale à la conscription moderne
Il existait au Moyen Âge et jusqu'à l'aube de la Révolution une forme de conscription, la milice, composée de célibataires recrutés par tirage au sort. Les miliciens devaient pendant six ans se tenir à la disposition du souverain pour défendre leur territoire en cas d'invasion. Ce système était assez peu contraignant mais très impopulaire à cause des abus qu'en faisaient les agents du roi et de son caractère inégalitaire : seuls étaient astreints à servir les paysans et manouvriers pauvres.
La conscription moderne est autrement plus contraignante. Elle puise ses origines dans le règlement militaire instauré en 1733 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume 1er. Ce règlement a permis au «Roi Sergent» d'étoffer les effectifs de son armée en recrutant des cantonistes dans chaque canton en fonction des besoins.
La conscription entre dans les mœurs
Très impopulaire en France comme ailleurs, la conscription est réprouvée dans son principe par les cahiers de doléances de 1789.
En 1792, face à l'invasion étrangère, les chefs jacobins proclament la «Patrie en danger» et lancent un vibrant appel aux volontaires. Ces «volontaires de l'An II»remportent la victoire de Valmyaux côtés des vétérans de l'ancienne armée royale. Mais ils ne suffisent pas à apporter la paix.
La guerre s'éternisant et les bonnes volontés s'épuisant, l'assemblée de la Convention recourt le 24 février 1793 à la levée en masse de 300.000 hommes, recrutés par les départements de la manière qui leur convient (tirage au sort, désignation,...). À la suite de quoi les Vendéens se soulèvent contre les révolutionnaires.
À Fleurus, la Révolution française est une nouvelle fois sauvée par l'armée de Sambre et Meuse que commande le général Jean-Baptiste Jourdan, celui-là même qui siègera plus tard à l'extrême gauche de l'assemblée des Cinq Cents et instaurera la conscription obligatoire.
Avec la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, la Révolution prend un tour conservateur. Les anciens conventionnels se montrent par-dessus tout soucieux de jouir de leurs richesses fraîchement acquises. Pour sortir la France de ses difficultés économiques, ils ne trouvent rien de mieux que de s'engager dans des guerres de conquêtes.
C'est alors que le Directoire, par la loi Jourdan, oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s'inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d'une deuxième coalition européenne. Cette «conscription» a pour objet de faciliter une levée en masse. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant.
Les conscrits se disposent à un service de cinq ans. Ils sont répartis en 5 classes et chaque année sont appelées une ou plusieurs classes en fonction des besoins militaires.
La loi Jourdan suscite encore plus de réticences que la levée en masse de 93. Il y a beaucoup de réfractaires et le Directoire a le plus grand mal à recruter les effectifs souhaités. Napoléon Bonaparte néglige d'abroger la loi Jourdan après la paix d'Amiens et il prend ensuite l'habitude d'y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée.
Le bel avenir de la conscription
La loi Jourdan est abolie par le roi Louis XVIII après la chute de l'Empire, au grand soulagement de l'opinion.
Au cours du XIXe siècle, les besoins militaires imposent toutefois le recours à une conscription allégée, laissant une grande place aux exemptions et aux remplacements. C'est seulement le 21 mars 1905, sous le gouvernement de Maurice Rouvier qu'est instauré le service militaire obligatoire pour tous les citoyens mâles et pour une durée de deux ans. En pleine guerre religieuse, l'opinion républicaine se réjouit de voir les «curés sac au dos».
Disposant avec la conscription d'armées nombreuses et de soldats non professionnels, les généraux sont incités à multiplier les offensives meurtrières jusqu'à l'hécatombe de la Grande Guerre de 1914-1918. Cette tragédie entraîne certains officiers à repenser le service militaire. En 1934, le colonel Charles de Gaulle dénonce les effets nocifs de la conscription et préconise la création d'une armée mécanisée et formée de professionnels éprouvés (Vers l'armée de métier, Berger-Levrault).
Seules les deux principales démocraties du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, persistent toujours à ignorer la conscription permanente. Elles n'instaurent le service militaire obligatoire qu'à titre provisoire, pendant les grandes crises diplomatiques. À l'encontre des idées convenues qui voient dans les armées de conscrits un rempart contre la tyrannie, toutes les dictatures du XXe siècle, de Lénine à Pinochet, s'appuient sur de telles armées.
1800
L’île de Malte cesse d’être sous dépendance française… Et est conquise par l’Angleterre.
1803
Mort de Pierre Choderlos de Laclos, écrivain français. Les « Liaisons dangereuses »
1816
Louis XVIII est contraint de dissoudre la Chambre Introuvable, dominée par les ultras royalistes, entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu, homme de confiance du tsar Alexandre. A ne pas confondre avec le cardinal de Richelieu, lui ministre d’un autre roi Louis le 13ème.
Fin de la première partie... Je reviend pour la suite et fin !...
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