Jonquilles et Rosiers.
Le quartier où je réside, s’articule autours de deux allées : celle des Jonquilles et la mienne, celle des Rosiers… (Je mets des majuscules à ces noms de fleur pour faire comme le courrier).
Dans presque toutes les maisons, règnent des chats. L’avantage de ces zones pavillonnaires, est que tous ces petits félins peuvent se promener à leur aise, souvent hors des jardins. Ce qui donne lieu parfois à des conférences bruyantes pour de graves questions territoriales.
Spirou mon rouquin tigré, étant le plus ancien du secteur (il vient de célébrer ses onze ans), s’est autoproclamé le chef de la bande des Rosiers, et mène sa troupe d’une griffe acérée et crachements terrifiants. Lorsqu’il se manifeste, plus personne ne moufte. Le poil hérissé, il double volume et ses feulements semble des cris d’enfant martyrisé.
Dans la bande des Jonquilles c’est le vieux Pharaon qui est le boss… Certains soirs devant mon portail ont lieu des bagarres générales. Quand la trêve est décidée, les fauves regagnent leurs tanières respectives. Celui chez qui j’habite rentre quelquefois les oreilles ensanglantées… au fil des ans ses étiquettes ressemblent de plus en plus à de la dentelle de Bruges.
D’autres soirs, lorsque les étrangers de Chanteloup osent se montrer chez moi… Les Rosiers et les Jonquilles se liguent, c’est l’union sacrée contre l’envahisseur… C’est vrai quoi !... à chacun ses poubelles et ses rongeurs !... Sinon où va-t-on !...
Bises à toutes et excellent week end