Certains 14 juillet 1/2...
14 juillet 1/2
Saint Camille (16ème siècle)
À Saint-Jacques de Rome, au XVIe siècle, Camille de Lellis s'indigne de la détresse morale des malades et fonde à leur intention l'Institut des clercs réguliers ministres des infirmes (ou Camilliens). Protecteur des hôpitaux et des malades, Camille est devenu le saint patron des infirmiers.
Saint Bonaventure (1221-1274)
Réformateur de l’ordre des franciscains, auteur d’un célèbre « Littéraire de l’âme à Dieu ».
Célébration :
Fête nationale en France.
Conformément à une longue tradition républicaine, le 14 juillet est en France fête nationale et jour chômé. C'est l'occasion d'un défilé militaire sur les Champs-Élysées en présence du président de la République et de tous les corps constitués. C'est aussi l'occasion d'un feu d'artifice et de bals populaires dans toutes les villes.
Dès 1790, les Parisiens ont choisi de commémorer le premier anniversaire de la prise de la Bastille par une grande fête consensuelle sur le Champ de Mars. Y participèrent dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que des délégués de tous les départements. Le roi et la reine y assistèrent aux côtés du général de La Fayette, commandant de la garde nationale. Cette Fête de la Fédération consacra le triomphe éphémère de la Révolution pacifique et la promesse d'une monarchie constitutionnelle, respectueuse des droits individuels.
Près d'un siècle plus tard, sous la IIIe République, le 6 juillet 1880, la Chambre des députés adopta une proposition de Benjamin Raspail qui fit de l'anniversaire de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération la « Fête nationale » de la République française.
1077
Dédicace de Bayeux.
Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume Le Conquérant, consacre la nouvelle cathédrale de sa ville, l'une des plus importantes de Normandie. La dédicace est présidée par l'archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre. La tapisserie dite "'de Bayeux" longue de 69 mètres est étendue dans la cathédrale. Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement.
1099
Prise de Jérusalem par les premiers croisés.
1140
Pose de la première pierre du chevet de la basilique de Saint-Denis.
1223
Mort de Philippe Auguste.
Ce jour là, meurt à Mantes, à l'ouest de Paris, le roi Philippe Auguste (58 ans), après 42 ans de règne. Il est enterré à Saint-Denis et son fils aîné (36 ans) lui succède immédiatement sous le nom de Louis VIII. Pour la première fois, le roi n'a pas jugé utile de faire sacrer son fils avant de mourir. Après deux siècles d'existence, la dynastie capétienne est assez solidement établie pour que la succession héréditaire s'opère d'elle-même.
1456
Galvanisés par Saint Jean de Capristan, les Croisés parviennent à desserrer l'étau turc autour de Belgrade, obligeant le sultan Mehmed II, blessé d'une flèche, à fuir.
1602
Naissance de Jules Mazarin à Pescina, Abruzzes, Italie) (mort le 9 mars 1661 à Vincennes).
Aucun immigrant n'a connu en France autant de fortune que Giulio Mazarini, en français Jules Mazarin. Il sert comme capitaine dans les armées du pape Urbain VIII mais c'est comme diplomate que très vite, il révèle des dons exceptionnels. Repéré par le cardinal Richelieu, il succède à celui-ci comme Premier ministre de la France, à la fin du règne de Louis XIII et sous la minorité de Louis XIV. Aux côtés de la régente Anne d'Autriche, dont il a sans doute été l'amant, il lutte contre la Fronde et restaure l'autorité de la monarchie.
1755
Paoli est élu général en chef de la Corse.
Arrivé en avril pour rejoindre les insurgés corses qui luttent contre Gênes, Pascal Paoli est désigné général de la nation. Il proclame alors l’indépendance de l’Etat corse. Dans les années qui suivent, après s’être imposé aux autres chefs corses, il entreprend la rédaction d’une constitution démocratique, réforme la justice, lance des plans économiques et fait frapper une monnaie. Gênes se replie dans quelques places fortes qu’elle ne maintient que grâce à l’aide française. Dans l’incapacité de prendre Calvi, Paoli compense en faisant construire un nouveau port, l’Île-Rousse. En 1765, une université est crée à Corte, désormais capitale de l’île.
1789
La prise de la Bastille.
La Bastille, est prise d'assaut par des Parisiens et bientôt démolie. 40 jours plus tôt, les états généraux se sont réunis à Versailles et les députés ont constaté que les maux du gouvernement appelaient davantage qu'une simple réforme de l'impôt. Ils ont décidé de remettre à plat les institutions et de définir par écrit, dans une constitution, de nouvelles règles de fonctionnement, selon l'exemple américain. Le 9 juillet, l'assemblée réunie à Versailles se proclame «Assemblée nationale constituante». L'initiative ne plaît pas au roi ni à son entourage. Le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur général des finances, Jacques Necker, un banquier très populaire. Le 13 juillet, à Paris, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. De fait, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris. Un comité permanent, la «municipalité insurrectionnelle», est formé pour faire face à la menace. Il se substitue à la vieille municipalité royale.
Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède aux émeutiers et ouvre les portes. La foule emporte 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre...
Des émeutiers rugissent alors : «À la Bastille !»où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée. Au demeurant, le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l'arbitraire royal.
La garnison se compose de 82 vétérans, dits « invalides », et d'un détachement de 32 soldats suisses. Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes.
Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, veut gagner du temps en attendant des secours. Il reçoit trois délégués et les retient à déjeuner. Il s'engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d'entrer dans la forteresse.
Mais une explosion mystérieuse émeut la foule. On crie à la trahison. Un groupe pénètre dans l'enceinte par le toit du corps de garde et attaque à coups de hache les chaînes du pont-levis.
De Launay, sans expérience militaire, perd ses moyens. Il donne l'ordre de tirer. La troupe suisse fait des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts. Tout bascule avec l'arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers. Ils vont leur assurer la victoire.
Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s'ensuit un début d'incendie à l'entrée de la forteresse et quelques pertes chez les défenseurs.
Il est 4 heures du soir. De Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse. Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse.
Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides.
Le marquis de Launay, qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d'être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille. Ce rituel macabre, inédit dans l'Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.
À la Bastille, on libère les détenus au prix d'une légère déception car il ne s'agit que de sept personnages de minable envergure (escrocs, faussaires, délinquant sexuel,...).
Au demeurant, les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d'un grand confort, à l'opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les intellectuels poudrés qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l'occasion de séjourner à la Bastille.
Le soir même, Palloy, un entrepreneur zélé, réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse dont les jours étaient de toute façon comptés.
Le propre frère du roi, le comte d'Artois, futur Charles X, prend la mesure de l'événement. Il quitte la France sitôt qu'il en a connaissance. Il est suivi dans cette première vague d'émigration par quelques autres hauts personnages, dont le prince de Condé et Mme de Polignac.
À Versailles, Louis XVI note dans son journal à la date du 14 juillet : «Rien»... Mais il ne s'agit que du résultat de sa chasse habituelle. Surpris par la violence populaire, le roi se retient de dissoudre l'Assemblée. Les députés, dans une séance mémorable présidée par l'abbé Grégoire, prennent la résolution de siéger en permanence. La Révolution peut suivre son cours.
Le premier anniversaire de l'événement donnera lieu à une grande réconciliation nationale, la Fête de la Fédération, et beaucoup plus tard, en 1880, la IIIe République, en faisant du 14 juillet la Fête nationale, consacrera la réconciliation de la France de l'Ancien Régime et de celle de la Révolution.
1790
La Fête de la « Fédération »
La « Fête de la Fédération » commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les représentants des 83 départements fraternisent sur le Champ de Mars. Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi. Deux jours après le vote mémorable de la Constitution civile du Clergé, les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.
Fin de la première partie...


