Mariage à l'anglaise... vers la Cornouaille...
Le midi anglais…
Tout ragaillardis d’une bonne nuit à Douvres (à noter l’hôtellerie britannique très hospitalière…), notre chauffeur ayant repris son teint grisâtre normal, nous allons tous prendre notre « breakfast ». C’est vrai que les petits déjà anglais sont nourrissants. Il vaut d’ailleurs mieux en profiter, car la réputation culinaires des britanniques n’esp pas sur faite : je confirme !... même le cuisine expérimentale de mon fils ferait bonne figure !... Rires.
La vénérable 4L après quelques toussotements de mise en voix, se remet en route… nous passons par Hastings, célèbre pour sa bataille et le débarquement de Guillaume le Conquérant, la ville est devenue une très chic cité balnéaire pour anglais nantis, une sorte de Deauville, nous passons aussi par Brighton, où nous décidons de faire une halte désaltérante. En bons franchouillards, un peu beaufs que nous sommes, nous cherchons dans le centre ville un bistrot à la française, terrasse et grandes baies vitrées : là rien de tel !... Dépités, nous nous décidons à demander dans un anglais approximatif à un indigène où trouver ce genre d’endroit. Très aimable, il nous montre une porte, à peine plus gracieuse que celle d’une maison d’arrêt. La porte poussée, c’est autre chose. Nous sommes dans une immense salle haute de plafond en bois sculpté, où trônent un billard, enfumée, sentant la bière et le whisky. Nous prenons place et… attendons… attendons… En Angleterre, on ne sert pas à table, on prend ses boissons au comptoir et on paie tout de suite, ensuite, on peut consommer.

Nous reprenons cette route côtière, très belle, qui nous permet d’admirer la campagne anglaise, ses cottages avec toit de chaume, ses troupeaux de moutons de prés salés. Passage à Southampton : peu à dire de cette grande ville portuaire, sauf qu’elle est loin d’être touristique, sauf pour les hypocondriaques dépressifs : des grues monstrueuses, des gros bateaux et encore des grues et des entrepôts.
Traversant un petit village, scène très rigolote. Un monsieur très digne, en costume très strict, et chapeau melon vissé sur le crâne, tient un vélo antique par le guidon et un gros bouquet de fleur. Il porte aussi de fantastiques moustaches amidonnées de la même forme que le guidon de son fantasque vélo…
C’est dans la soirée que nous arrivons à Exmouth, la petite où doit se dérouler la cérémonie du mariage de Freddy avec la douce et indolente « Sue ». Après nous être rendus chez ses parents, on nous dit où nous gîterons cette nuit. Et là je vais expérimenter pour la toute première l’art culinaire britannique.
Nos délicieux hôtes, de la famille de Sue nous reçoivent donc… à l’anglaise…
Une table somptueuse dans leur grand salon, de superbes couverts vermeils et des serviettes sculptées, une porcelaine fine : on se prépare à un vrai festin. Entrée un consommé de légumes où flottent des choses bizarre (Nous apprendrons qu’ils s’agit d’huîtres..), mais reconnaissons que c’est avalable… Puis se succèdent toute une série de petits plats ou l’on devinent des charcuteries, et des salades aigres douces, avec des sauces qui vont d’une improbable béarnaise à une crème Chantilly…
Le plat de résistance… très résistant, très coloré : une viande ?... Un poisson ?... Mon épouse essaie de trouver et me chuchote à l’oreille… on dirait du veau par la texture, mais ça a goût de bœuf… avec une garniture de topinambours (je pensais que ce légume avait été éradiqué depuis la fin de la guerre !...)
Curiosité anglaise le dessert est servi avant le fromage : un incontournable pudding et de la miche aux noix. Le fromage est proposé, je me réjouis !... Las !... Sur superbe plateau trône une espèce de pavé brun très compact… J’en prends une part !... Mes dents ont bien failli y restées plantées. Discrètement, je mets le morceau de cette chose dans ma poche.
Le repas terminé, je remercie nos hôtes, qui se sont donnés tout ce mal pour nous recevoir, et nous décidons d’aller prendre un dernier verre dans un pub près du port de tourisme. Nous traversons Exmouth… Ses rues avec leurs maisons, toutes semblables et coloriées à la fantaisie de leurs habitant, on dirait des arcs en ciel.
Demain, je vous raconterai la journée du mariage, puis notre départ pour Londres et quelques petites anecdotes.
Bisous à toutes…
La petite blagounette pour votre dodo…
« Je dois avouer que, lors de mon divorce, les torts était partagés :
- 50% des torts à ma femme
- 50% à sa mère... »
Bisous à toutes mes douces…
Merci Kri