Mariage à l'anglaise... Londres !....
Londres !...
C’est à la gare d’Exeter que nous prenons congé de nos amis, les jeunes mariés, le grisâtre aspirant huissier et sa pimpante compagne !... Dans le train qui nous mène à Londres, mon épouse et moi, mal remis de nos dernières ripailles voulons prendre un café. J’ai repéré, un monsieur qui pousse une voiturette avec une monumentale cafetière, je commande nos « breuvages », dans un vaste seau en plastique, une espèce de liquide brûlant et marron clair. Le pousseur de brouette-cafetière me demande gentiment et sans rire, si je souhaite rajouter de l’eau dans ce pipi de chat.
Nous arrivons à Paddington Station. Avant de repartir demain après midi pour la douce France, il faut trouver un hébergement pour la nuit. L’hôtellerie britannique est hors de prix et nous contraint, vu notre petit budget, à nous contenter, d’un petit hôtel très minable juste à côté de la gare : une petite chambrette au confort minimum avec vue sur la rue passagère et les voies ferrées. Nous avons faim, et nous entrons dans un snack… J’ignorais encore ce genre de nourriture : un pain rond avec graines de sésame et un steak haché au milieu et une feuille de salade et une sauce au goût incertain, arrosé pour ma femme d’une bassine de Coca et moi d’une bière rousse. Nous venions de découvrir McDonald !... Ca n’avait pas encore envahi la France…

Il nous faut faire notre programme. Avec les conseils de Sue nous sélectionnons notre circuit. Londres est une métropole immense et plus grande que notre bon vieux Paris. Muni d’un plan de métro incompréhensible, nous utilisons donc le « Tub » et ses vétustes wagons grinçants. Première halte à Westminster et son « parliament » dominé par le plaintif Big Ben. Dans les rues très embouteillées, le fameux bus rouges à impériales et les taxi cabs si typiques. Pas loin, nous apercevons Buckingham Palace.

La journée sera bien remplie !... Nous ferons – je ne me souviens plus dans quel ordre. La relève de la garde au palais royal ; spectacle étrange où l’on voit des statues figées, tout d’un coup se mettre en mouvement d’une façon mécanique avec un pas qui ressemble à un déplacement de volatiles sur pied. Soho et Piccadilly Circus, le quartier chaud de Londres et ses innombrables estaminets louches et crasseux. Portopbello Road et Nothing Hall et ses puces permanantes, là même où fut tourné le film avec la troublante Julia Roberts « Coup de foudre à Nothing Hill » Plus chic, un passage dans Regent Street, et devant le Foreign Office (ministère des affaires étrangères), une guérite, et dans la boîboîte, un digne garde de sa « gracieuse majesté » en grand uniforme et statufié lui aussi. Je le prends en photo… Aujourd’hui, je mesure la grossièreté de ma démarche, photographier ce serviteur de la reine, comme on photographie une grosse bête dans un zoo. Promenade, main dans la main, le long de la Tamise. Ce jour là, il fait si frisquet et il y a tant de brouillard que nous renonçons à traverser le fleuve dont nous ne percevons pas l’autre rive. La journée s’achève à Trafalgar square. Je m’attendais à une sorte de place de la Concorde à l’anglaise. C’est en fait un tout petit carré avec au milieu une colonne, genre, colonne de la Bastille, et juchée dessus, le glorieux Horatio Nelson qui de son œil unique et coiffé de son bicorne contemple dubitatif la cité. J’ai repéré, pas loin de là, un « french restaurant ». Oui ; oui, oui… Comme je vous dis : nous sommes tentés !... Menu : œufs durs et une improbable mayonnaise citronnée, un plat de mouton ?... Aux herbes, sans doute locales, la bouteille de vin est trop chère, donc thé et bière et comme dessert une tremblotante gelée fluorescente et hyper sucrée.

Le lendemain matin, avant notre train à Victoria station, après le copieux breakfast, nous avons le temps de faire une dernière promenade dans Hyde Park, une immensité verdoyante.
C’est le départ pour Douvres, le ferry, sur une mer plus calme qu’à l’aller. Calais et le train pour la gare du Nord. Dans ce train : une voiture restaurant : nous nous offrons ce petit plaisir pout nous rincer la bouche et assainir nos estomacs barbouillés. Dans le wagon restaurant, une table à côté de nous, des touristes anglais en terre « ennemie ». Visiblement ! ils adorent les mets français et la bouteille de côtes de Nuits sur leur table… Ah ! la gastronomie française !... On e va quand même pas se perfuser au Beaujolais quand on va voir les anglais.
Ce que j’ai loupé à Londres : le « Tower Bridge » et la « Tour de Londres », le « British Muséum », le musée de madame Tussaud, le quartier de White Chapell où sévit le terrible Jack l’étrangleur, et un passage au 221b Baker Street (Qui existe !...) où Sir Conan Doyle avait logé son célèbrissime Sherlock Holmes et son sage Dr Watson…
Je retournerais peut être un jour à Londres… On verra !...
Fin du voyage !...
Bisous à toutes
La petite du jour pour vous mes douces…
« La scène se passe à la campagne, deux vieilles filles regardent par la fenêtre, un coq est en train de poursuivre une poule qui court de son mieux, traverse la route
... et se fait écraser par une voiture.
- Tu vois, dit une des vieilles filles à l'autre, elle a préféré mourir. »
Bisous à toutes… toutes… toutes et bon week end !...
Merci Kri