C'est arrivé certains 24 juin...
24 juin
Saint Jean-Baptiste. (1er siècle).
Jean était le cousin de Jésus. Il annonçait la venue du Messie (l'oint de Dieu) et baptisait ses disciples dans l'eau du Jourdain. Il fut pour cette raison appelé Jean le Baptiste ou Jean-Baptiste.
Jésus, dès qu'il entama sa prédication, se fit baptiser par lui à Béthanie. Les Évangiles racontent qu'à l'instant où Jean fit couler sur son front l'eau du baptême, une voix céleste proclama : «Celui-ci est mon fils bien-aimé...».
Fête de la Saint-Jean.
La Saint-Jean était une fête chômée en France, avant le Concordat de 1801. Elle donnait l'occasion de célébrer le solstice d'été (avec quelques jours de retard)... de la même façon que Noël, dans les sociétés préchrétiennes, célébrait le solstice d'hiver et le retour du soleil.
La fête a perdu dans le pays beaucoup de sa popularité même si les anciennes générations se souviennent encore des feux de joie qui illuminaient les places. On peut regretter qu'en 1981, le ministre de la Culture Jack Lang ait ignoré ces traditions quand il a fixé au 21 juin la fête de la Musique. Le 24 juin eut permis de renouer avec ces traditions...
Au Québec, où subsistent maintes lois de l'Ancien Régime, la Saint-Jean est toujours une fête chômée. Elle est devenue, dès 1834, une occasion de célébration patriotique, à l'initiative de Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste.
Depuis 1977, c'est officiellement la Fête nationale du Québec. Elle donne lieu à des concerts en plein air, à des agapes communautaires et à un défilé où les Québécois s'en donnent à coeur joie. On danse aussi autour des feux de joie (et on boit beaucoup aussi).
1340
Le 24 juin 1340, la flotte française est détruite dans le port flamand de l'Écluse, en aval de Bruges, par les marins anglais du roi Edouard III. Cette défaite est la première qu'aura à connaître la France dans la Guerre de Cent Ans.
1497
Un navire européen, le Matthew, arrive pour la première fois au Canada.
Le 24 juin 1497, un navire européen, le Matthew, arrive pour la première fois au Canada. Le capitaine est un Génois appelé Giovanni Caboto (ou Jean Cabot) au service du roi d'Angleterre Henri VII.
Cinq ans après l'arrivée de Christophe Colomb aux Antilles, il a convaincu le roi d'armer à son tour une expédition maritime en vue d'atteindre enfin l'Asie des épices.
Le navigateur traverse l'océan Atlantique en un mois. Il aborde les îles de Cap-Breton et de Terre-Neuve, à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent. Le retour se passe en quinze jours seulement grâce aux vents d'Ouest.
Devant le roi Henri VII, Jean Cabot affirme un peu vite qu'il a atteint la Chine ou le Japon. Il obtient de faire un second voyage pour confirmer ses dires. Mais celui-ci ne donnera aucun résultat.
Des morues au lieu d'épices
À défaut d'avoir ouvert une nouvelle route des épices vers l'Asie, le navigateur Jean Cabot a découvert une ressource maritime inattendue en abordant les côtes de Terre-Neuve : de gigantesques bancs de morues.
Il note leur présence dans son compte-rendu de voyage. Aussitôt, de Normandie, de Bretagne et surtout du Portugal, les pêcheurs se précipitent vers ces richesses, pas plus difficiles d'accès que les bancs de poissons de la mer du Nord. La morue va bouleverser l'économie (et la gastronomie) de leurs pays.
Les pêcheurs établissent rapidement de petites bases dans leur zone d'activité, notamment sur une côte qu'ils appellent la «terre de Lavrador».
En portugais, Lavrador signifie paysan, laboureur. C'est aussi le nom d'un cartographe originaire des Açores qui s'est établi sur la côte canadienne pour la défricher, Jao Fernandes Llavrador. Son patronyme est resté pour désigner la presqu'île du Labrador.
Après que les Européens auront compris qu'ils ont affaire à un Nouveau Monde, le fils de Jean Cabot, Sébastien, partira à son tour à la recherche d'un passage vers la Chine, par le Nord-Ouest du continent américain.
Las, on sait que ce mythique passage du Nord-Ouest, qui fera rêver des générations d'aventuriers jusqu'à nos jours, n'existe pas (du moins pas encore !). Sébastien Cabot ne le trouvera pas mais ses explorations permettront à ses contemporains de mieux connaître le grand Nord canadien.
1812
Début de la campagne de Russie. La Grande Armée de l'empereur Napoléon 1er traverse le Niémen et envahit l'empire du tsar Alexandre 1er. Avec près de 700.000 hommes, dont une moitié seulement de Français, cette Grande Armée mérite d'être appelée aussi l'armée des Vingt nations. Sa puissance ne l'empêchera pas d'être vaincue par l'hiver russe et par la résistance opiniâtre des partisans russes et des soldats du vieux général Koutouzov.
Un ennemi insaisissable
L'empereur des Français est décontenancé par le tsar Alexandre 1er qui feint d'être son allié mais accueille dans ses ports les navires britanniques. Il croit pouvoir le ramener à la raison au terme d'une campagne militaire (une de plus) avec une armée plus nombreuse qu'aucune autre : la Grande Armée compte en effet pas moins de 700.000 soldats à son entrée en Russie, en juin, dont 300.000 Français.
En dépit de cet avantage numérique, Napoléon 1er se montre très vite désemparé par la tactique de l'armée russe du maréchal Koutouzov qui refuse le combat et dévaste les villages devant l'envahisseur pour le priver de tout ravitaillement. C'est seulement en prenant Vilna, en Lituanie, le 28 juin, qu'il prend conscience de la tactique ennemie : entraîner la Grande Armée dans les profondeurs du pays pour l'épuiser.
Ignorant des réalités climatiques et géographiques, Napoléon commet erreur sur erreur. Au lieu de se diriger vers la capitale Saint-Pétersbourg, il se laisse entraîner vers l'ancienne métropole, Moscou, à plusieurs centaines de kilomètres. Le climat continental, caniculaire, épuise les soldats et ceux-ci souffrent de la dysenterie et du manque de ravitaillement.
Le 7 septembre, sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, les deux armées s'affrontent enfin. Mais du fait de ses pertes antérieures et de l'effilochement de la Grande Armée sur plusieurs centaines de kilomètres, Napoléon ne dispose à ce moment crucial que du tiers de ses effectifs initiaux. Face à des Russes aussi nombreux et aussi bien armés, qui ont pris le temps de préparer la bataille, Napoléon sent la victoire lui échapper. Mais sur la fin de la journée, ses alliés bavarois et saxons lui sauvent la mise.
Le maréchal Michel Ney se distingue également à la tête du 3e Corps de la Grande Armée, ce qui lui vaudra plus tard le titre de Prince de la Moskova. Mais l'empereur commet l'erreur gravissime de ne pas engager la Garde impériale. Il veut garder celle-ci intacte pour la suite. En conséquence de quoi, la victoire reste indécise et l'armée russe toujours intacte.
Les pertes sont très lourdes : 30.000 côté français contre 50.000 côté russe. La Grande Armée entre enfin à Moscou. C'est pour s'apercevoir que la ville a été désertée par tous ses habitants.
1821
Simon Bolivar vainc les Espagnols à Carabobo et les chasse du Venezuela.
1827
La loi « Justice et Amour » est rejetée.
La loi "Justice et amour", destinée à définitivement museler la presse française est mise en échec par la Chambre des députés. Les royalistes modérés s’avèrent de plus en plus hostiles à un gouvernement qui refuse d’être en phase avec la société post-révolutionnaire et qui rêve encore au retour d’un régime digne de Louis XIV. Menée par Chateaubriand, qui ne partage pourtant pas tout à fait les aspirations des Libéraux, cette fronde achève de déstabiliser le pouvoir. Pour rétablir l’ordre, Charles X décidera de dissoudre la Chambre, mais cela ne sauvera pas Villèle qui ne lui survivra pas longtemps.
1850
Naissance en Irlande du maréchal britannique Horatio Kitchener.
1859
Les armées franco sardes se heurtent aux armées autrichiennes à Solférino dans une mêlée sanglante et désordonnée.
Le 24 juin 1859, les armées franco sardes se heurtent à l'armée autrichienne à Solférino, en Lombardie, dans une mêlée sanglante et désordonnée qui fait suite à celle de Magenta, le 4 juin.
Le roi de Piémont Sardaigne Victor-Emmanuel II et son allié, l'empereur des Français Napoléon III, font face à l'empereur d'Autriche, François-Joseph 1er.
Joseph Savès
Une guerre par procuration
Le conflit entre l'empire autrichien et la coalition franco sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi Victor-Emmanuel II de l'aider à faire autour de lui l'unité de l'Italie en échange de la Savoie et Nice.
L'Autriche occupe la Vénétie et la Lombardie et exerce un protectorat de fait sur les principautés d'Italie centrale. Elle constitue le principal obstacle à l'unification de la péninsule. Victorieuse à Novare, elle a prouvé au roi de Piémont-Sardaigne qu'il ne pourrait tout seul l'évincer de la péninsule.
Au cours d'une entrevue secrète à Plombières, les 20 et 21 juillet 1858, le Premier ministre piémontais Cavour convainc l'empereur des Français, Napoléon III, d'intervenir en faveur du Piémont-Sardaigne en cas de «geste agressif» de l'Autriche. Cavour provoque habilement ce geste de l'Autriche. C'est ainsi que la France est entraînée à son corps défendant dans une guerre entre le Piémont et l'Autriche. Elle entame les hostilités le 10 mai 1859.
Les alliés franco sardes l'emportent difficilement à Magenta le 4 juin 1859, où Napoléon III manque d'être fait prisonnier avec son état-major. Son armée arrive malgré tout à prendre la ville au terme d'une bataille qui laisse 9.000 morts sur le terrain. Trois jours plus tard, elle entre à Milan et le général de Mac-Mahon est fait maréchal et duc de Magenta.
Les alliés affrontent à nouveau les Autrichiens à Solférino. Près de 40.000 soldats restent sur le champ de bataille au terme d'une bataille désordonnée et sans envergure stratégique.
L'empereur des Français, ému par les boucheries de Magenta et Solférino, juge qu'il est temps d'arrêter les frais d'autant que sur le Rhin, les patriotes allemands s'exaltent. La Prusse menace d'unir les principautés allemandes dans une guerre contre la France, jugée trop menaçante.
Malgré les réticences des Piémontais qui ont tout lieu d'être satisfaits de cette guerre par procuration, Napoléon III profite de son avantage pour signer un armistice avec l'empereur d'Autriche François-Joseph 1er à Villafranca le 11 juillet 1859. La guerre entre la coalition franco piémontaise et l'Autriche n'aura duré que deux mois, du 10 mai au 8 juillet 1859.
Vienne évacue la Lombardie et la remet à Napoléon III, lequel se fait un devoir de la restituer au roi de Piémont Sardaigne. L'unité de l'Italie est en marche... Mais à Turin, on s'indigne du lâchage prématuré de la France et du renoncement à la Vénétie et à l'Italie centrale. Cavour lui-même démissionne. Napoléon III, confus, renonce à réclamer le prix du sang versé par ses soldats: Nice et la Savoie.
L'intervention bruyante des patriotes garibaldiens en Italie centrale remet les choses en place. Se rendant maîtres de la Toscane, de Modène, de Parme et de la Romagne pontificale, lesdits patriotes forment des assemblées constituantes qui votent leur annexion au royaume du Piémont.
Napoléon III accepte la décision de ces assemblées révolutionnaires sous réserve que les annexions soient approuvées par un plébiscite. Cette caution internationale permet à l'empereur des Français d'obtenir enfin le prix de son intervention. Quelques mois plus tard, par le traité de Turin, la France reçoit Nice et la Savoie.
Naissance de la Croix-Rouge
Solférino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d'un nouveau genre.
Visitant le champ de bataille de Solférino à l'occasion d'un voyage d'affaires, un banquier genevois, Henry Dunant (31 ans), s'indigne du sort fait aux blessés et tente d'organiser de premiers secours.
De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solférino.
Lui-même s'entretient avec l'empereur Napoléon III. Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
Celui-ci réunit une conférence internationale dès le 26 octobre 1863. Elle aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève «pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne».
Prix Nobel de la Paix en 1901, Henry Dunant s'éteint pauvrement le 30 octobre 1910.
1872
Au le Crystal Palace, le somptueux palais des expositions londonien inauguré vingt ans plus tôt par le prince Albert, le Premier ministre Benjamin Disraeli prononce un retentissant discours dans lequel il se propose de promouvoir l'empire colonial britannique («uphold the Empire of England», dit-il). Auparavant, les conquêtes coloniales étaient le fait de compagnies marchandes ou d'aventuriers et les gouvernements ne s'y engageaient qu'avec réticence car ils n'y voyaient que des sources de difficultés.
On peut dater du discours de Disraeli la naissance de l'impérialisme anglais et plus largement européen, marqué par les péripéties de la «course au drapeau» en Afrique et en Asie.
La même année, le 7 avril 1872, Léon Gambetta, un fougueux républicain français, lance à Angers: «Pour reprendre véritablement le rang qui lui appartient dans le monde, la France se doit de ne pas accepter le repliement sur elle-même. C'est par l'expansion, par le rayonnement dans la vie du dehors, par la place qu'on prend dans la vie générale de l'humanité que les nations persistent et qu'elles durent; si cette vie s'arrêtait, c'en serait fait de la France».
1901
Picasso expose
Un peintre andalou de 19 ans, Pablo Picasso, expose chez le marchand de tableaux Ambroise Vollard à Paris, 64 peintures d'inspiration impressionniste. Ces toiles frappent par la netteté du dessin et la violence des couleurs. Artiste protéiforme - périodes bleue et rose, cubisme, néoclassicisme, tentation surréaliste, expressionnisme... - Picasso bouleversera l'art moderne.
1911
Naissance de l’immense champion de Formule 1 en Argentine, Juan Manuel Fangio.
Le même jour
1911
Naissance de Carmen Tessier à Albanes (Eure et Loir), journaliste.
1930
Naissance de Lucien Wias, rugbyman et médecin… sourires !...
1947
Premières soucoupes volantes.
Kenneth Arnold, jeune homme d’affaires et pilote privé, rapporte avoir observé "neuf engins bizarres" en survolant le mont Rainier, dans l’Etat de Washington. Il en parle à des journalistes qui emploient alors pour la première fois l'expression "flying saucers" (soucoupes volantes). De nombreux autres témoins feront alors part de la même observation. L'armée de l'air et le FBI (police fédérale) mèneront une enquête sur ces mystérieux disques.
1948
En riposte à la décision des Alliés de violer les accords de Postdam en fusionnant les zones d’occupation américaine, anglaise et française et en instaurant le Deutschemark, Staline décide d’établir un blocus autour de Berlin. Face à ce blocage, les occidentaux ne mettront que deux jours pour trouver une solution qui évite la guerre et dont l’efficacité, tant factuelle que symbolique, est garantie : il mettent en place un blocus aérien pour ravitailler la ville. Mais, désormais, la rupture entre les deux blocs, et par conséquent entre les deux Allemagnes, semble entérinée. Même si le blocus dure moins d’un an, Berlin-Ouest revêt son statut d’enclave pour plus de quarante ans.
1974
Le Shah et l’impératrice d’Iran débutent un voyage de 4 jours en France. Reza Palhavi sera renversé 4 ans plus tard par la révolution islamique.
1976
A Paris record de chaleur avec 33,4°. La sécheresse dans l’Ouest de la France prend l’envergure d’un sinistre. Les contribuables s’en souviennent encore.
Le même jour
1976
Unification du Viet Nam.
Après le retrait des troupes américaines et la prise de Saigon par l'armée du Nord-Vietnam, le Vietnam est réunifié et la République socialiste proclamée. Le nouveau gouvernement engage le Sud-Vietnam dans une politique de nationalisation des entreprises et de collectivisation des terres, entraînant l'exode de milliers d'opposants qui s'enfuient par bateau : c'est le début des "boat people".
1984
Michael Jordan se présente à la « Draft ».
Avec des titres de champion et une médaille d’or en poche, Michael Jordan s’inscrit à la draft dans l’espoir de concrétiser sa carrière. Pourtant, il sera admis en troisième place par l’équipe des Chicago Bulls. Les responsables de ce choix ne se doutent pas qu’ils viennent d’engager celui qui deviendra le meilleur marqueur au monde.
1995
Afrique du sud : honneur retrouvé !...
Nelson Mandela arbore fièrement le maillot de son équipe qui fête son retour sur la scène du rugby international par une victoire. En effet exclue des compétitions jusqu'en 1992 à cause de l'Appartheid, l'Afrique du Sud participe pour la première fois à la coupe du Monde et l'emporte sur la Nouvelle-Zélande en finale avec une équipe "mixte". Malmenée en demi-finale par l'équipe de France, elle commet un parcours sans faute et passe outre le phénomène Lomu, nouvelle star All Black.
La phrase du jour :
« Eau de la Saint Jean, peu de vin et pas de froment ».
A toutes… gros bisous…
A demain.
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