Un génie fou... fou... fou...
Parce que cette nuit, je me sens gagné par une indéfinissable mélancolie, par ce que mon tuner me diffuse le merveilleux concerto numéro 1 pour piano opus 21 de Chopin (d’ailleurs pour ceux qui aiment la musique classique cliquez ici pour vous connecter à cette station).
Donc pour ces raisons je voudrais vous parler d’un artiste unique que j’ai eu le privilège d’applaudir dans les années soixante à la salle Wagram à Paris : Samson François.
Il donnait un récital avec du Chopin, son compositeur de prédilection, du Ravel avec le concerto pour la main gauche, et aussi du Debussy avec la suite bergamasque et les « chidren’s corners ». Bref !... un festin royal.
J’ai été impressionné par le magnétisme de ce grand pianiste. Il arrivait sur scène, saluait le chef d’orchestre et le public… il s’asseyait sur sa banquette. Puis, il ferme les yeux. lève ses deux mains… les laissent ainsi en suspens quelques secondes. Sa tête à la coiffure léonine se tourne vers le chef… deux mesures pour rien… et… les mains se pose sur l’ivoire du clavier et, une longue ligne mélodique se développe lentement dans un sostenuto insoutenable pour monter crescendo vers un fortissimo assourdissant. Des gouttes de sueur commencent à perler sur son front : l’artiste est possédé. La musique a envahi son âme, il n’est plus lui-même, il est le compositeur.
Samson François, par ses extravagances, a marque le monde des pianistes de son temps. Lui aussi était un cinglé !... Je vous parlais il y a peu d’autres pianistes atypiques. Voyez mon article dans lequel j’évoquais Hélène Grimault, François-René Duchâble que j’ai applaudi cet été à Aix les bains et l »humaniste : mon ami Marc Vella, le pianiste nomade.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce génie disparu trop tôt. cliquez ici.
De vous parler de tout ça… mon spleen a foutu le camp.
A toutes que vos nuits soient douces.