Gangs of Triel !....
Guerres de gangs !...
Le quartier où je réside, s’articule autours de deux allées : celle des Jonquilles et la mienne, celle des Rosiers… (Je mets des majuscules à ces noms de fleur pour faire comme le courrier).
Dans presque toutes les maisons, règnent des chats. L’avantage de ces zones pavillonnaires, est que tous ces petits félins peuvent se promener à leur aise, souvent hors des jardins. Ce qui donne lieu parfois à des conférences bruyantes pour de graves questions territoriales.
Spirou mon rouquin tigré, étant le plus ancien du secteur (il vient de célébrer ses dix ans), s’est autoproclamé le chef de la bande des Rosiers, et mène sa troupe d’une griffe acérée et crachements terrifiants. Lorsqu’il se manifeste, plus personne ne moufte. Le poil hérissé, il double volume et ses feulements semble des cris d’enfant martyrisé.
Dans la bande des Jonquilles c’est le vieux Pharaon qui est le boss… Certains soirs devant mon portail ont lieu des bagarres générales. Quand la trêve est décidée, les fauves regagnent leurs tanières respectives. Celui chez qui j’habite rentre quelquefois les oreilles ensanglantées… au fil des ans ses étiquettes ressemblent de plus en plus à de la dentelle de Bruges.
D’autres soirs, lorsque les étrangers de Chanteloup osent se montrer chez moi… Les Rosiers et les Jonquilles se liguent, c’est l’union sacrée contre l’envahisseur… C’est vrai quoi !... à chacun ses poubelles et ses rongeurs !... Sinon où va-t-on !...
Miâaaaouuuu !....
Bisous à tous et toutes…
La minute à oublier…
« Recette de la dinde au Whisky
Achetez une dinde d'environ 5 Kg pour 6 personnes et une bouteille de Whisky, du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des bardes de lard.
Barder la dinde avec le lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d’huile d’olive.
Faire préchauffer le four thermostat 7 pendant 10 minutes.
Se verser un verre de Whisky pendant ce temps là.
Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
Se verser ensuite deux verres de whisky et les boire.
Mettre le thermostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.
Se bercer 3 berres de whisky.
Après 1 debi beurre, fourrer l’ouvrir et surveiller la cuisson de la pinde.
Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler un bonne rasade derrière la bravate – non – la cravate.
Après une demi heure de blus, tituber jusqu’au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner – non – revourner – non – recouner – non – enfin, mettre la guinde dans l’autre sens.
Se pruler la main avec la putain de borte du bour en la refermant – bordel de merde.
Essayer de s’asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.
Buire – non – luire – non – cuire – non – ah ben si – cuire la bringue bandant 4 heures.
Et hop 5 berres de plus. Ça fait du bien par où que ça passe.
R’tirer le four de la dinde.
Se reberser une bonne goulée de whisky.
Essayer de sortir le bour de la saloperie de dinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois. »…
Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L’ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clas, ou sur une assiette . enfin on s’en fout…
Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage ou le carrelage de la buisine et essayer de se relever.
Décider que l’on n’est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhiski.
Ramper jusqu’au lit, dorbir toute la nuit.
Manger la dinde froide avec une bonne mayonnaise le lendemain matin et nettoyer le bordel que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journée. »…
Sédolé mes réchies… hic !....
Cermi Kri